sábado, 7 de junho de 2014

POLITIQUE

Réforme territoriale: le redécoupage ne satisfait pas 56% des Français


Le projet de François Hollande de redécouper les 22 régions pour n'en garder que 14 ne satisfait pas les Français, selon deux sondages réalisés par BVA et Ifop publiés samedi.
Selon un sondage BVA pour iTélé, seules 42% des personnes interrogées disent être satisfaites du nouveau découpage. Le projet du chef de l'Etat présenté lundi n'emporte l'adhésion que chez les sympathisants de gauche (61% contre 29% de satisfaits à droite).
Autre mauvais point pour l'exécutif, une majorité de 54% estime en outre que la réforme est "uniquement destinée à donner une meilleure image du gouvernement" contre 44% qui la jugent "importante pour permettre de donner plus de poids aux régions et de réduire la dépense publique".
Sondage réalisé les 5 et 6 juin auprès d'un échantillon de 988 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Un autre sondage, réalisé par l'Ifop pour Midi Libre, confirme cette tendance. 54% des sondés "n'approuvent pas" la nouvelle carte des régions, contre 46% qui l'approuvent. Elle remporte toutefois l'adhésion de 73% des sympathisants du PS. Seuls 35% des sympathisants UMP et 37% de ceux du Front national l'approuvent.
Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 4 au 6 juin auprès d'un échantillon représentatif de 1.002 personnes (méthode des quotas).

© 2014 Agence France-Presse

sexta-feira, 23 de maio de 2014

VOTER !!!!!!!!

VOTER À L’ÉTRANGER ? - Pas si simple, dites-vous !


Ce weekend, vous êtes appelés aux urnes. Loin de France, vous trouvez que vous manquez d’information sur les élections européennes. Pour les élections consulaires, les dysfonctionnements du vote par internet, censé favoriser la participation, vous ont souvent découragé. Voici vos témoignages

(photo AFP)
Deux scrutins concernent les Français de l’étranger ce weekend : les élections consulaires, et les élections européennes. Il était possible de voter par Internet pour les premières, mais pas pour le scrutin européen. Depuis plusieurs semaines, lepetitjournal.com vous informe sur ces scrutins. Alors que l’on redoute une forte abstention, vous sentez-vous concernés, allez-vous voter ?
Des problèmes sur le vote électronique
Sur les 1.131.150 Français de l'étranger inscrits sur les listes électorales, seuls 80.115 ont voté pour leurs conseillers consulaires par internet, une très faible participation de 7,08% à l'échelle mondiale.
Pour Philippe, "si le niveau de vote est si bas, cela est dû aux problèmes du système; en effet, lors de la connexion, le système vérifiait le niveau de sécurité et je n'ai jamais été capable de passer ce contrôle bien que mon ordinateur soit à jour, j'avais effectue les "upgrade" juste auparavant. Même problème pour mon épouse. J'ai essayé de me connecter au service d'assistance, mais il était indisponible pour maintenance".
Michel d’Australie : "J’ai essayé de voter par internet et de télécharger le système Java, sans succès, cette procédure n’est pas “User Friendly” et j’ai abandonné ce projet, c’était une bonne idée, mais la procédure beaucoup trop compliquée pour des usagers peu familiers avec le jargon informatique soit en Français ou même en Anglais. J’habite à Sydney Australie, large pays ou cette formule aurait été très intéressante".
En Afrique du Sud, Philippe a "reçu une série de code par courrier – pas reçu le reste par mail comme promis – impossible de voter".
Un autre Philippe, résident en Allemagne a essayé de voter "en suivant la procédure indiquée par les courriels de l'AFE et de l'ambassade de France à Munich, mais je me suis heurté à l'impossibilité pour moi d'installer sur mon ordinateur le programme Java, malgré l'aide par téléphone du service d'assistance technique parisien que j'ai dû contacter à plusieurs reprises, en vain... Je dois donc renoncer malheureusement pour cette raison à ma participation au vote pour l'élection de nos représentants en France métropolitaine; beaucoup de compatriotes ont été confrontés au même problème que moi, dû à une erreur d'indication quant à l'installation du programme Java par le ministère des affaires étrangères dans le courriel qui nous a été adressé."
Expat & Politique
Pour être toujours informé sur les échéances électorales des Français de l’étranger, consultez votre édition locale du petitjournal.com ou la page Expat&Politique.
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Pour Denis, “malheureusement, comme de nombreux Français, je n’ai pu voter par internet. Le logiciel Java n’a pu être téléchargé. J’ai essayé de me connecter avec cinq autres ordinateurs mais il en a été de même. A force de vouloir sécuriser les votes pour éviter de la fraude, de nombreux électeurs sont empêchés de voter”.
"Malgré les procédures de mise à jour fournies par le site, j'ai jeté l'éponge au bout d'une heure, raconte Bruno de Bucarest. Donc j'irai voter à l'urne dimanche", rajoute-t-il nullement découragé.

Pas de changements par rapport aux couacs des Législatives ?
Mathieu de Thaïlande, estime qu’en définitive, "c'est la même chose que lors des élections précédentes ou cela avait été possible par internet, rien n'a change. Impossible de voter." Sébastien, directeur de campagne de la liste "Français en Australie" soutenue par l'UMP et l'UDI ne comprend pas: "Malgré les promesses et déclarations par l'Administration Centrale que la procédure de "vote par internet" avait été dument testée, le processus, bien qu'il fonctionne, est imparfait, non fluide et peu intuitif."
"Citoyens de gauche, socialistes et écologistes", une liste candidate en Espagne, pense "que les personnes chargées de ce système n'ont pas appris du fiasco précédent. Combien d'utilisateurs vont entreprendre ce parcours du combattant ?  Beaucoup de sites ont appris qu'ils fallait éviter Java à cause de problèmes d'incompatibilité entre la version du site et celle de l'ordinateur de l'utilisateur. Les banques ont appris à éviter Java après avoir reçu des appels qui plombaient leurs centres d'appel. Faire simple c'est facile ?"

Le vote en ligne inquiète toujours
Pour faciliter le vote par Internet, il faut commencer par ne pas mettre en place un système pourri, non sécurisé pour les votants et opaque pour les personnes qui veulent le controller, estime Alix, cela permettra de gagner la confiance des électeurs”.
Didier de Hong Kong est contre le vote par internet qu’il trouve “opaque et manipulable. Que sait on de l’avenir ou d’éventuels hackers. Le système actuel avec dépouillement sur place par les électeurs assesseurs sous le contrôle des électeurs et des représentants des partis, me semble le plus démocratique, le plus transparent mondialement, celui qui risque le moins d’engendrer de fraudes."
Marc de Francfort estime que “La seule bonne solution pour les électorats dispersés c'est le vote par correspondance avec téléchargement du bulletin de vote par internet”.
Certains ont réussi !
Heureusement, quelques uns d’entre vous ont réussi sans problème à voter en ligne. Annie, de Bruxelles, n’a pas rencontré "de difficultés particulières". Pour R. ce fut "d’une simplicité enfantine". Bertrand du Japon a voté “sur internet avec un mac ayant eu, paradoxalement, des problèmes avec Windows. J'ai dû faire des recherches pour savoir à qui j'avais affaire car les deux listes en compétition n'affichaient pas clairement leur appartenance politique. Car, même si je pense que les partis politiques sont à tout point de vue surannés (une bande de copains qui prend le pouvoir), j'aime bien savoir pour qui je vote.
François habite en Italie : "C'est moins compliqué que la dernière fois, mais ça reste peu simple, avec des codes qui arrivent, longtemps à l'avance, un peu par la poste, un peu par sms... Pour les élections européennes, je dois quand même me rendre au bureau de vote, parce que le vote par internet n'est pas consenti. Dans ce cas, où est l'avantage pratique?"
Ceux qui ne voteront pas
"
Pour les élections européennes, le vote par Internet n'est pas possible, explique Bertrand, donc je ne voterai pas : j'habite à 3 heures en train de Tokyo, aller retour 6 heures. Le civisme, je veux bien, mais il y a des limites. Et puis, et puis… il y a pléthore de représentants de toutes sortes, maires, députés, conseillés en tout genre (municipaux, généraux, régionaux, consulaires…), dont l'utilité, la compétence et la productivité reste à prouver. Cela concerne surtout les beaux parleurs qui veulent sortir de l'anonymat. Qui a dit « trop de démocratie, tue la démocratie »".
Jean n’est pas séduit par l’idée des conseillers consulaires : "Ça fait plus de 43 ans que nous sommes en Afrique du Sud, nous nous sommes toujours débrouillés seul sans l'aide de quiconque, je ne vois pas a quoi vont servir ces gens, à mon avis c'est une chance pour eux d'aller en France aux frais payés par les impôts des pauvres Français de France. Le consulat nous suffit pour nos cartes consulaires et notre passeport."  Pour Françoise, "Il y en a assez des mille-feuilles français et des indemnités non-imposables et grosses retraites que perçoivent, la majorité des élus. Que tous ces élus qui votent les lois et les autres continuent a s'engraisser mais sans notre aval !"

Oui à la proximité !Les élections consulaires sont une première. Pour Brieuc, "la logique de l'élu de proximité et de la représentation proportionnelle devrait permettre une mobilisation de l'électorat". Christian, du Mexique, est convaincu : "Comme on le voit avec l'affaire du Lycée Franco Mexicain, il est utile d'avoir des élus de proximité, qui peuvent être consultés et agir efficacement. Quelque soit leur tendance ils auront plus de poids s'ils sont élus avec une participation de 60%, que par 5% du corps électoral. Donc on ne peut que conseiller de voter à tous ceux qui s'intéressent à la vie de la cité (le grec polis, la ville a donné le mot politique). En plus voter par internet est très pratique. On ne peut que regretter que l'on ne puisse pas voter aussi par internet pour les élections européennes. Espérons que ce n'est que partie remise et que les élus consulaires agiront pour le rendre possible la fois prochaine!" Jacques ira voter, "si toutefois je reçois la liste des candidats qui se présentent".

Un manque d’information
Marie-Louise de Valence en Espagne a reçu "les consignes pour voter pour les conseillers consulaires... mais rien pour le reste". Annie, de Bruxelles a été bien renseignée par son Consulat "sur les élections consulaires grâce à une lettre d'information qui m'a permis de trouver une synthèse la liste des 5 candidats et leur programmes. Sinon  je n'y serais jamais arrivée car les candidats m'ont submergée de 15 e-mails qui m'ont pas aidée à y voir clair". En revanche pour les élections européennes, "à l'heure actuelle j'ai reçu 1 e-mail de candidat : EUROPE CITOYENNE et je sais par oui dire qu’il y a 31 listes dont je sais rien et je me demande si je vais recevoir ma carte d'électeur dans le délai bien qu'apparemment mon inscription sur la liste électorale soit en bon ordre...".
Mathieu vient seulement de découvrir qu’il pouvait voter pour les Européennes tout en étant hors de France. "Je m'en suis aperçu en consultant, par hasard, le texte officiel de décret pour la répartition des bureaux de vote où apparait le bureau de vote pour les élections consulaires et celui pour les européennes. J'ai recherché sur le web des articles traitant de cela, je n'ai rien trouvé. Nous n'avons reçu aucune information officielle de l'ambassade ou consulat et encore moins des cartes d'électeur. Un comble. Il va sans dire que les officiels peuvent se plaindre du manque d'implication des citoyens et du fort taux d'abstention mais ils ne font rien pour le combattre. J'ai évoqué cela avec des collègues expats et aucun ne savait que nous étions appelés à voter pour les européennes dimanche à l'ambassade!!!"
Juliette, aux USA, se sent "très concernée par ces élections, le vote est un droit en un devoir non négligeable. Je pense que le vote n'est vraiment pas rendu facile pour les Français de l'étranger et que l'information est beaucoup trop minimale. Sachant qu'aux Etats-Unis le vote se fait le weekend du Memorial Day, ils auraient aussi du prévoir le vote électronique pour les élections européennes. Par ailleurs, je pense qu'il devrait y avoir plus d'information concernant les candidats envoyés par email. Sous ces conditions, je ne doute pas que le taux d'abstention sera élevé, mais la faute n'en revient pas nécessairement aux électeurs."

sábado, 3 de maio de 2014

SENNA

AYRTON SENNA - Un pilote légendaire Print Email Le 1er mai 1994, le Brésilien Ayrton Senna (1960-1994), triple champion du monde de Formule 1, disparaissait à 34 ans sur le circuit italien d'Imola lors du Grand Prix de Saint-Marin. Vingt ans après sa disparition, le monde du sport et les innombrables fans rendent hommage au prodige, icône d’une génération. L’idole brésilienne, née à São Paulo, a écrit plusieurs pages de la légende de la F1, laissant une empreinte indélébile. Malgré les années, l’émotion est toujours aussi vive à l’évocation du week-end le plus tragique de l’histoire de la F1. En plein virage de Tamburello, lancé à plus de 220 km/h au volant de sa Williams, Ayrton Senna heurte un mur de béton. Sa mort est vécue comme un drame national au Brésil et aura une portée internationale. Il est à ce jour, le dernier pilote mort en course de Formule 1. Un parcours prometteur Ses réussites en kart, puis en F3 ouvrent la porte de la F1 à Ayrton Senna. Il participera à son premier Grand Prix en 1984, au Brésil. Le pilote fait des débuts remarqués au sein de l’équipe Toleman, avant de rejoindre en 1985 l’écurie Lotus. De 1988 à 1993, le magicien de la F1 brille chez McLaren, remportant plus d'un Grand Prix sur trois et son premier titre mondial dès sa première année dans sa nouvelle écurie. Des années marquées par la concurrence avec un autre champion, qui est aussi son co-équipier, le Français Alain Prost. Cette rivalité marque l’histoire de la F1 et dope les audiences. Des millions de téléspectateurs sont attirés devant leur poste de télévision, curieux d’assister à ce duel homérique. La cohabitation entre les deux champions est houleuse et après plusieurs incidents, Prost choisit de partir courir pour Ferrari en 1990. La même année, Ayrton Senna se voit proposer un pré-contrat dans la célèbre écurie Ferrari où évolue également Alain Prost. Mais le transfert du siècle n'aboutit pas en raison de problèmes internes à l’écurie. Dès 1992, l’écurie Williams-Renault domine le monde de la F1, attirant les éternels rivaux Prost et Senna qui souhaitent conquérir un nouveau titre mondial. Mais le duel sera cette fois-ci remporté par le Français qui signe avec Williams et s’oppose à courir de nouveau avec le Brésilien. Prost ayant pris sa retraite avant le début de la saison de 1994, Senna peut enfin rejoindre les rangs de Williams. Lors des essais du Grand Prix de Saint-Marin, le troisième GP de la saison, l’Autrichien Roland Ratzenberg est victime d’un accident mortel, alors que Senna signe une nouvelle pole position. La dernière puisque le lendemain il devenait lui-même victime de ce tragique tracé. Aujourd’hui considéré par beaucoup comme le meilleur pilote de tous les temps, il a remporté trois fois le titre de champion du monde en 1988, 1990 et 1991 ; il a gagné 41 Grands Prix et signé 65 pole positions. Un statut de mythe Si le leader charismatique de la F1 a marqué pendant une décennie les esprits par sa détermination et ses prouesses de pilote hors pair, c’est aussi l’homme dont tout le monde se souvient. Ce n’est pas Ron Dennis, le patron de McLaren, chez qui Ayrton Senna a remporté 35 de ses 41 victoires et conquis ses titres mondiaux qui dira le contraire. Le pilote a été une source d’inspiration pour de nombreuses personnes comme le réalisateur britannique Asif Kapadia, qui en 2011 a réalisé Senna, sans peur, sans limite, sans égal, un documentaire captivant. Les livres à son effigie, dans toutes les langues ne se comptent plus. Le 17 avril 2014 est sorti en librairie l’ouvrage Senna, la victoire à tout prix d’Arnaud Briand et Bernard Asset. Jeudi 1er mai a été inauguré sur le circuit d’Imola un buste du champion de la F1. Les fans, venus du monde entier, furent nombreux à venir se recueillir au cimetière de Morumbi à São Paulo, lieu incontournable où est inhumé le pilote.

sábado, 26 de abril de 2014

POLITIQUE

Manuel Valls : pour l'ultra-droite c'est l'homme à abattre. Manuel Valls : pour l'ultra-droite c'est l'homme à abattre. Répression des Manifs pour tous, affaire Dieudonné, déclarations pro-israé liennes... Pourquoi le front des opposants mobilise les plus radicaux. Valls est populaire, alors il faut lui taper dessus. » Pour Nicolas Lebourg, historien et spécialiste de l’extrême droite, le Premier ministre est devenu – dans ces milieux – le nouvel homme à abattre. L’UMP ayant été réduite au silence par sa nomination à Matignon, c’est à la droite de la droite qu’il faut désormais chercher les opposants les plus déterminés au chef du gouvernement. Si Marine Le Pen voit en lui un « homme dangereux », l’accusation demeure modérée comparée aux attaques dont il fait l’objet chez certains activistes. Alors qu’un journaliste proche de l’extrême droite publie un livre-réquisitoire contre lui, voici pourquoi Manuel Valls collectionne autant d’ennemis. Les Manifs pour tous. Pour les réseaux catholiques traditionalistes et d’autres organisateurs, Manuel Valls restera l’homme de la répression des manifestations contre le mariage homosexuel. « Il est célèbre pour avoir fait gazer des familles entières, souligne Fabrice Robert, président du très radical Bloc identitaire. Il a voulu faire le dur alors que dans le même temps il n’a pas semblé très efficace lors des incidents au Trocadéro avec les supporteurs du PSG ou à Nantes avec le projet d’aéroport. » Surnommé, depuis, Manuel Gaz, l’ex-ministre de l’Intérieur serait, d’après Béatrice Bourges, la porte-parole du Printemps français, « un idéologue qui n’a pas été à l’écoute d’une partie de la population, un homme qui n’est pas digne des fonctions qu’il occupe ».

segunda-feira, 7 de abril de 2014

POLITIQUE

Manuel Valls, l'ennemi de l'intérieur Manuel Valls, l'ennemi de l'intérieur Jusqu’au dernier moment, le président a cherché à éviter la solution “Valls à Matignon”. Un choix à quitte oubdouble qui pourrait faire exploser l’actuelle majorité. C’était en juillet 2010, il l’avait invité à son mariage, mais François Hollande n’est pas venu. Quelques jours plus tôt, Manuel Valls avait comparé le futur président à Raymond Domenech, le sélectionneur de l’équipe de France. Ce dernier ne le lui a pas pardonné. L’anecdote est assez représentative des relations entre les deux hommes. Lorsque Valls tente de s’émanciper, Hollande le remet à sa place et reprend ses distances. Et c’est bien tout le dilemme auquel le chef de l’État s’est trouvé confronté dès le premier tour des municipales. Comment sortir de l’impasse sans se lier les mains ? Comment échapper à la solution Valls ? Jusqu’au dernier moment, le président a espéré une alternative. « Hollande a accepté la contrainte que représentait Valls. Mais il ne le choisira pas pour Matignon. Pas sans qu’il soit résolu à l’idée qu’il n’a que ça à faire », expliquaient, il y a quelques mois, des proches de François Hollande aux auteurs d’une biographie de Manuel Valls*. En nommant son ministre à Matignon, Hollande prend, en effet, le risque de promouvoir son principal rival pour 2017. Mais s’en passer, c’était risquer d’ignorer le message lancé par les électeurs et… creuser sa tombe. Le ministre de l’Intérieur était devenu incontournable. Les deux hommes se connaissent bien. De 1995 à 1997, ils ont partagé le même bureau rue de Solférino. Manuel Valls était alors secrétaire de la communication et François Hollande porte parole du PS, mais leur complicité date réellement de la campagne présidentielle. Valls, que le candidat avait choisi comme directeur de la communication, va vite s’imposer comme l’homme fort de l’équipe. Il asphyxie tout le monde autour de lui, notamment Moscovici le directeur de campagne et Stéphane Le Foll, chargé de l’organisation. Valls joue au loyal serviteur et calme les sautes d’humeur de la future première dame. Entré au gouvernement, il est là quand le président a besoin d’un coup de pouce, de remonter sa popularité. Il s’affiche à ses côtés, sans jamais empiéter sur ses plates-bandes. Il se marre aussi, parfois. « François est un mec qui aime bien qu’on lui débrouille les affaires. Quand on prend position, ça lui évite de le faire », explique-t-il à ses proches*. Les deux hommes, installés de part et d’autre de la place Beauvau, se parlent régulièrement au téléphone. Valls informe Hollande de vive voix des événements importants. La confiance est là. D’autant que leurs deux compagnes s’apprécient. Manuel Valls est l’un des rares à être invité pour les vacances au fort de Brégançon.

sexta-feira, 28 de março de 2014

CRISE UKRAINIENNE

Poutine appelle Obama pour parler d'une sortie de crise • Le président russe Vladimir Poutine a appelé vendredi Barack Obama pour, selon la Maison Blanche, parler d'une proposition américaine de sortie de crise en Ukraine, qui craint une invasion de sa partie orientale après la perte de la Crimée. Cette proposition va faire l'objet de discussions directes entre les chefs de la diplomatie des deux pays, John Kerry et Sergueï Lavrov, a annoncé la présidence américaine depuis Ryad où M. Obama est en visite. Le dirigeant américain a "suggéré que la Russie mette par écrit une réponse" à cette proposition, selon la même source. A New York, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré qu'il avait reçu des assurances de Vladimir Poutine sur le fait qu'il n'avait "aucune intention de mener une quelconque opération militaire" dans le sud ou l'est de l'Ukraine. Des responsables militaires américains ont estimé à 20.000 le nombre de soldats déployés par la Russie le long de la frontière. Kiev a avancé de son côté le chiffre de 100.000 soldats. La diplomatie russe accuse les dirigeants occidentaux d'être soit mal informés soit de mauvaise foi, soulignant que plusieurs inspections internationales menées en mars près de la frontière n'ont décelé aucun "préparatif agressif". L'appel téléphonique entre MM. Obama et Poutine, à l'initiative de ce dernier, était a priori le premier depuis que Washington a imposé de nouvelles sanctions contre de hauts responsables russes ou proches de M. Poutine, ainsi qu'une banque. Le président Obama a menacé de s'en prendre à des "secteurs clé" de l'économie russe si jamais Moscou ne changeait pas d'attitude, et a consacré une grande partie d'une tournée en Europe cette semaine à tenter de rassembler ses alliés pour rejeter les visées du Kremlin. Plus tôt vendredi, dans un entretien à la chaîne CBS, il avait exhorté M. Poutine à retirer ses troupes massées le long de la frontière de l'Ukraine. Il a réitéré cette demande lors de sa conversation avec le président russe, selon le compte-rendu qu'en a donné la Maison Blanche. "Le président Obama a noté que le gouvernement ukrainien continuait à adopter une approche de retenue et de désescalade vis-à-vis de la crise (...) et pressé la Russie de soutenir ce processus et d'éviter des provocations supplémentaires, dont le fait de masser des troupes à sa frontière avec l'Ukraine", a expliqué l'exécutif américain. A Moscou, un haut responsable du Service fédéral de sécurité (FSB) a évoqué le "désir légitime des peuples de Crimée et des régions de l'Est de l'Ukraine d'être avec la Russie", qui selon lui suscite "l'hystérie des Etats-Unis et de leurs alliés". Vladimir Poutine n'a rien fait de son côté pour lever les inquiétudes, soulignant que les événements de Crimée avaient montré "les nouvelles capacités" de l'armée russe.

sábado, 15 de março de 2014

AVION DISPARU

Malaisie-Boeing : nouvelle disparition-mystère ? Tweet Qu’est-il advenu du vol MH370 entre Kuala Lumpur et Pékin ? Aucune nouvelle des 239 passagers et membres d’équipages. Les recherches se poursuivent. La Chine a même redéployé des satellites. Mais cette affaire d’un Boeing disparu qui provoque le désespoir des familles et engendre une certaine crispation politique, n’est pourtant pas une première. Il existe au moins deux autres précédents dans l’histoire de l’aéronautique. 12.03.2014 Par Frantz Vaillant Malcolm Smart, professeur dans l’aérospatial, est catégorique : si l'avion s’est rompu "pour une raison aérodynamique, comme la perte d’une aile ou s'il y avait eu une dépressurisation, il y aurait de gros morceaux d'aile et de fuselage un peu partout. Donc, il est très peu probable qu’il se soit détruit ou réduit en poussière ". Et les experts de l’aviation de rappeler aux impatients qu’il a fallu deux ans pour retrouver l'épave du vol Air France Rio-Paris en juin 2009. L’appareil avait plongé dans l'océan Atlantique causant la mort de 228 personnes. Quand bien même. Si d’aventure nul ne parvenait à retrouver l’épave du Boeing MH370, cette affaire en rappellerait au moins deux autres survenues depuis 1958, année de l’abandon des hélices et de la mise en service des moteurs à réaction. Boeing 707 de la compagnie brésilienne Varig Le mystère Varig Le mardi 30 janvier 1979, le Boeing 707-323C, un avion cargo de la compagnie brésilienne Varig disparait tout à coup des écrans de contrôle 30 minutes après avoir quitté l’aéroport de Narita à Tokyo. L'avion se rendait à Rio de Janeiro. Dans ses soutes, entre autres, parmi des caisses de produits manufacturés, 153 tableaux du peintre d’art contemporain Manabu Mabe. Les toiles reviennent d'une exposition-hommage à Tokyo (l’artiste brésilien à des origines japonaises). Les œuvres sont estimées à 1,24 million de dollars. Malgré huit jours d'intenses recherches dans la zone, ni les corps, ni l'épave, ni les peintures n’ont jamais été retrouvés. Il semble que la cause de l’accident soit une dépressurisation de la cabine, laquelle aurait tué l'équipage. L'avion était sorti de l'usine en 1966. Bilan : six personnes tuées. Ce 707 avion-cargo était sous le commandement d'un professionnel expérimenté, le commandant Gilberto da Silva Araújo. Ironie du destin, le pilote était l’un des rares rescapés d’un autre crash tragique survenu en juillet 1973, à Orly. Marqué par cette catastrophe, le commandant avait choisi de ne plus jamais transporter de passagers au cours de sa carrière. Sans doute aurait-il dû quitter le métier... Boeing 727, identique à celui disparu le 25 mai 2003 On a volé le Boeing 727 Immatriculé N8844A, l'appareil, un Boeing 727, décolle de l’aéroport de Luanda, en Angola, le 25 mai 2003. C'est une surprise. Affrété par la société angolaise Airangol, l’avion était cloué au sol depuis 14 mois, faute d'autorisation de survol du territoire angolais. Trop d’irrégularités constatées. Le Boeing avait fait partie pendant des dizaines d'années de la flotte de la compagnie American Airlines. Mais ce décollage, ce jour-ci, n’était pas prévu. En fait, il s’agit sur le tarmac du tour de force d'un voleur. Quelqu'un vient de dérober un tri-réacteur, l'un des avions de ligne parmi les plus populaires au monde ! L’enquête évoque la piste d’un homme blanc, portugais. Est-ce Ben Padilla, ce mécanicien baroudeur, pilote amateur, qui a mystérieusement disparu lui aussi ? Est-ce une arnaque à l’assurance ? Les Américains recherchent l’appareil pendant un mois. Rien. Aucun radar ne l’a détecté. Les hypothèses se multiplient. Le Boeing a pu atterrir en République Démocratique du Congo, pays voisin et ensuite l'engin a pu être maquillé pour servir les multiples trafics en cours dans la région. On évoque même la piste de Joseph Kabila, le président de RDC. Il aurait acheté l’appareil, ce Boeing 727, qui ressemble à celui qui repose depuis quelques temps à l’aéroport international de N’djili. La piste n'aboutit pas. Des satellites espions américains photographient des pistes d'atterrissage isolées sur le continent africain. Rien. Et l'inquiétude gagne. Pourquoi voler un avion de cette importance ? Un avion, on le sait, c'est aussi une bombe volante pour des terroristes. Prépare-t-on, quelque part, un nouveau 11 septembre ? Aucune revendication n'est jamais parvenue. Et plus personne n'a jamais revu ce Boeing 727 disparu mystérieusement le 25 mai 2003. La solution ? Il existe aujourd'hui un moyen de contrôler de manière infaillible les avions dans le ciel : transmettre en temps réel toutes les informations enregistrées par les boîtes noires par voie satellitaire. Contacté par l'AFP, Peter Goels, ancien patron de l'Agence américaine de la sécurité dans les transports (NTSB), affirme : "Les barrières technologiques ont sauté. Et pour ce qui est du coût, c'est du domaine de l'envisageable. Mais la réalité, c'est que les compagnies aériennes refusent d'agir tant que l'on ne leur ordonne pas de le faire". La pression des voyageurs pourraient aussi changer la donne. L'affaire du Boeing MH370 de la compagnie Malaysia Airlines servira-t-elle de déclencheur ? Eclairage de notre éditorialiste Slimane Zeghidour 12.03.2014 - Durée : 1'48 Interviewé par Mohamed Kaci