sexta-feira, 28 de março de 2014
CRISE UKRAINIENNE
Poutine appelle Obama pour parler d'une sortie de crise
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Le président russe Vladimir Poutine a appelé vendredi Barack Obama pour, selon la Maison Blanche, parler d'une proposition américaine de sortie de crise en Ukraine, qui craint une invasion de sa partie orientale après la perte de la Crimée.
Cette proposition va faire l'objet de discussions directes entre les chefs de la diplomatie des deux pays, John Kerry et Sergueï Lavrov, a annoncé la présidence américaine depuis Ryad où M. Obama est en visite. Le dirigeant américain a "suggéré que la Russie mette par écrit une réponse" à cette proposition, selon la même source.
A New York, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré qu'il avait reçu des assurances de Vladimir Poutine sur le fait qu'il n'avait "aucune intention de mener une quelconque opération militaire" dans le sud ou l'est de l'Ukraine.
Des responsables militaires américains ont estimé à 20.000 le nombre de soldats déployés par la Russie le long de la frontière. Kiev a avancé de son côté le chiffre de 100.000 soldats. La diplomatie russe accuse les dirigeants occidentaux d'être soit mal informés soit de mauvaise foi, soulignant que plusieurs inspections internationales menées en mars près de la frontière n'ont décelé aucun "préparatif agressif".
L'appel téléphonique entre MM. Obama et Poutine, à l'initiative de ce dernier, était a priori le premier depuis que Washington a imposé de nouvelles sanctions contre de hauts responsables russes ou proches de M. Poutine, ainsi qu'une banque.
Le président Obama a menacé de s'en prendre à des "secteurs clé" de l'économie russe si jamais Moscou ne changeait pas d'attitude, et a consacré une grande partie d'une tournée en Europe cette semaine à tenter de rassembler ses alliés pour rejeter les visées du Kremlin.
Plus tôt vendredi, dans un entretien à la chaîne CBS, il avait exhorté M. Poutine à retirer ses troupes massées le long de la frontière de l'Ukraine. Il a réitéré cette demande lors de sa conversation avec le président russe, selon le compte-rendu qu'en a donné la Maison Blanche.
"Le président Obama a noté que le gouvernement ukrainien continuait à adopter une approche de retenue et de désescalade vis-à-vis de la crise (...) et pressé la Russie de soutenir ce processus et d'éviter des provocations supplémentaires, dont le fait de masser des troupes à sa frontière avec l'Ukraine", a expliqué l'exécutif américain.
A Moscou, un haut responsable du Service fédéral de sécurité (FSB) a évoqué le "désir légitime des peuples de Crimée et des régions de l'Est de l'Ukraine d'être avec la Russie", qui selon lui suscite "l'hystérie des Etats-Unis et de leurs alliés".
Vladimir Poutine n'a rien fait de son côté pour lever les inquiétudes, soulignant que les événements de Crimée avaient montré "les nouvelles capacités" de l'armée russe.
sábado, 15 de março de 2014
AVION DISPARU
Malaisie-Boeing : nouvelle disparition-mystère ?
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Qu’est-il advenu du vol MH370 entre Kuala Lumpur et Pékin ? Aucune nouvelle des 239 passagers et membres d’équipages. Les recherches se poursuivent. La Chine a même redéployé des satellites. Mais cette affaire d’un Boeing disparu qui provoque le désespoir des familles et engendre une certaine crispation politique, n’est pourtant pas une première. Il existe au moins deux autres précédents dans l’histoire de l’aéronautique.
12.03.2014
Par Frantz Vaillant
Malcolm Smart, professeur dans l’aérospatial, est catégorique : si l'avion s’est rompu "pour une raison aérodynamique, comme la perte d’une aile ou s'il y avait eu une dépressurisation, il y aurait de gros morceaux d'aile et de fuselage un peu partout. Donc, il est très peu probable qu’il se soit détruit ou réduit en poussière ".
Et les experts de l’aviation de rappeler aux impatients qu’il a fallu deux ans pour retrouver l'épave du vol Air France Rio-Paris en juin 2009. L’appareil avait plongé dans l'océan Atlantique causant la mort de 228 personnes. Quand bien même. Si d’aventure nul ne parvenait à retrouver l’épave du Boeing MH370, cette affaire en rappellerait au moins deux autres survenues depuis 1958, année de l’abandon des hélices et de la mise en service des moteurs à réaction.
Boeing 707 de la compagnie brésilienne Varig
Le mystère Varig
Le mardi 30 janvier 1979, le Boeing 707-323C, un avion cargo de la compagnie brésilienne Varig disparait tout à coup des écrans de contrôle 30 minutes après avoir quitté l’aéroport de Narita à Tokyo. L'avion se rendait à Rio de Janeiro. Dans ses soutes, entre autres, parmi des caisses de produits manufacturés, 153 tableaux du peintre d’art contemporain Manabu Mabe. Les toiles reviennent d'une exposition-hommage à Tokyo (l’artiste brésilien à des origines japonaises). Les œuvres sont estimées à 1,24 million de dollars. Malgré huit jours d'intenses recherches dans la zone, ni les corps, ni l'épave, ni les peintures n’ont jamais été retrouvés. Il semble que la cause de l’accident soit une dépressurisation de la cabine, laquelle aurait tué l'équipage. L'avion était sorti de l'usine en 1966. Bilan : six personnes tuées.
Ce 707 avion-cargo était sous le commandement d'un professionnel expérimenté, le commandant Gilberto da Silva Araújo. Ironie du destin, le pilote était l’un des rares rescapés d’un autre crash tragique survenu en juillet 1973, à Orly. Marqué par cette catastrophe, le commandant avait choisi de ne plus jamais transporter de passagers au cours de sa carrière. Sans doute aurait-il dû quitter le métier...
Boeing 727, identique à celui disparu le 25 mai 2003
On a volé le Boeing 727
Immatriculé N8844A, l'appareil, un Boeing 727, décolle de l’aéroport de Luanda, en Angola, le 25 mai 2003. C'est une surprise. Affrété par la société angolaise Airangol, l’avion était cloué au sol depuis 14 mois, faute d'autorisation de survol du territoire angolais. Trop d’irrégularités constatées. Le Boeing avait fait partie pendant des dizaines d'années de la flotte de la compagnie American Airlines. Mais ce décollage, ce jour-ci, n’était pas prévu. En fait, il s’agit sur le tarmac du tour de force d'un voleur. Quelqu'un vient de dérober un tri-réacteur, l'un des avions de ligne parmi les plus populaires au monde ! L’enquête évoque la piste d’un homme blanc, portugais. Est-ce Ben Padilla, ce mécanicien baroudeur, pilote amateur, qui a mystérieusement disparu lui aussi ? Est-ce une arnaque à l’assurance ? Les Américains recherchent l’appareil pendant un mois. Rien. Aucun radar ne l’a détecté. Les hypothèses se multiplient. Le Boeing a pu atterrir en République Démocratique du Congo, pays voisin et ensuite l'engin a pu être maquillé pour servir les multiples trafics en cours dans la région. On évoque même la piste de Joseph Kabila, le président de RDC. Il aurait acheté l’appareil, ce Boeing 727, qui ressemble à celui qui repose depuis quelques temps à l’aéroport international de N’djili. La piste n'aboutit pas. Des satellites espions américains photographient des pistes d'atterrissage isolées sur le continent africain. Rien. Et l'inquiétude gagne. Pourquoi voler un avion de cette importance ? Un avion, on le sait, c'est aussi une bombe volante pour des terroristes. Prépare-t-on, quelque part, un nouveau 11 septembre ? Aucune revendication n'est jamais parvenue. Et plus personne n'a jamais revu ce Boeing 727 disparu mystérieusement le 25 mai 2003.
La solution ?
Il existe aujourd'hui un moyen de contrôler de manière infaillible les avions dans le ciel : transmettre en temps réel toutes les informations enregistrées par les boîtes noires par voie satellitaire. Contacté par l'AFP, Peter Goels, ancien patron de l'Agence américaine de la sécurité dans les transports (NTSB), affirme : "Les barrières technologiques ont sauté. Et pour ce qui est du coût, c'est du domaine de l'envisageable. Mais la réalité, c'est que les compagnies aériennes refusent d'agir tant que l'on ne leur ordonne pas de le faire".
La pression des voyageurs pourraient aussi changer la donne.
L'affaire du Boeing MH370 de la compagnie Malaysia Airlines servira-t-elle de déclencheur ?
Eclairage de notre éditorialiste Slimane Zeghidour
12.03.2014 - Durée : 1'48
Interviewé par Mohamed Kaci
segunda-feira, 3 de março de 2014
FAMILLE
COUPLES BINATIONAUX – Quand les enfants sont dans leur assiette
Avec bien d’autres facteurs, les habitudes alimentaires aident à forger l’identité nationale chez les enfants dès le plus jeune âge. Comment les enfants des couples binationaux arrivent-ils donc à faire coexister les traditions gastronomiques de leurs parents et comment perçoivent-ils cette richesse et cette variété de produits et de saveurs ? Quatre petites filles et adolescentes dont la mère est française et le père italien témoignent
“Qu’est-ce que la nourriture? Ce n’est pas seulement une collection de produits. C’est aussi et en même temps un système de communication, un corps d’images, un protocole d’usages, de situations et de conduites” Roland Barthes - Pour une psycho-sociologie de l'alimentation contemporaine
Chacun de nous a, comme Proust, sa "madeleine" (A la recherche du temps perdu), un aliment dont l’odeur et la saveur, persistantes et fidèles, portent "l’édifice immense du souvenir". Un plat, un ingrédient, un arôme suffisent alors pour évoquer notre enfance et éveiller des sensations intenses, enfouies dans la mémoire. On les croyait soumises à la tyrannie de l’oubli, pourtant elles sont là, intactes. Et elles nous font voyager dans le temps pour retrouver tous ces instants fugaces de pur bonheur quand la vie était là, devant nous, et que nous voulions la croquer à pleines dents. Ce sont des sensations "individuelles", partagées parfois dans les petits rituels du cercle familial ou dans l’intimité d’une amitié ou d’un amour naissants. Mais ce sont également des sensations "collectives", liées aux traditions culinaires de son pays d’origine. Car, il ne faut pas l’oublier, l’identité nationale passe aussi par les habitudes alimentaires et par la gastronomie.
Quelle est la madeleine des enfants des couples binationaux ?
Une des théories les plus connues du bilinguisme préconise le principe "une langue, une personne". Peut-on dire la même chose en cuisine ? Certainement pas. Mais comment les enfants des couples binationaux perçoivent-ils cette grande diversité de saveurs, de recettes et de produits qu’ils ont appris à connaître dès leur plus jeune âge ? Pour le comprendre, nous avons interrogé Asia, Evangéline, Béatrice et Sophie : elles ont entre 8 et 15 ans, leur mère est française, leur père italien, et elles sont nées en Italie. Chez elles, le duel se fait à la fourchette entre deux des traditions gastronomiques les plus riches et les plus variées au monde. Qui l’emportera ? Le gratin dauphinois ou la parmigiana di melanzane, la quiche lorraine ou le risotto, les crêpes ou les gelati ? Réponse sur notre édition de Turin
Lire aussi, sur notre édition de Sao Paulo : EDUCATION – Grandir dans une famille biculturelle : Apprentissage des langues, vie quotidienne, la famille biculturelle jongle entre plusieurs mondes. Ana Kleinman, pédopsychiatre, donne quelques conseils aux parents inquiets.
Sur notre édition d'Istanbul : MA FAMILLE FRANCO-TURQUE – Les Chapdelaine : Yaprak est turque et elle enseigne les mathématiques. Laurent est français et il enseigne les sciences de la Vie et de la Terre. Tous deux sont professeurs au lycée francophone Saint-Joseph. Ils se sont rencontrés il y a douze ans à Istanbul, où ils se sont mariés et où ils élèvent maintenant leurs deux enfants dans le quartier de Kadıköy. Lepetitjournal.com d’Istanbul est allé à leur rencontre. C’est l’occasion pour eux de nous parler de leur mode de vie, de leur histoire et de leurs projets…
Et encore : Le langage des familles bilingues : Couples mixtes avec enfants ou tribu résidant à l’étranger depuis longtemps, de nombreux foyers sont bilingues, voire multilingues. Le langage de ces familles intrigue. Comment construire son identité à partir de deux langues ? Comment transmettre sa culture et s'adresser à ses enfants ? Nos lecteurs témoignent de leur expérience
sábado, 25 de janeiro de 2014
Hollande/Trierweiler : la folle semaine
Le président était décidé à acter leur séparation, mais l’hospitalisation prolongée de la première dame, “prête à pardonner”, l’a amené à temporiser. Une attitude qui pourrait passer pour un aveu de faiblesse.
C’est l’une des caractéristiques des compagnes de François Hollande : elles n’abandonnent jamais. En juin 2006, le premier secrétaire du parti socialiste vit déjà avec Valérie Trierweiler lorsque Ségolène Royal annonce, par défi , son mariage avec le père de ses enfants… qui n’est pas au courant. Aujourd’hui, c’est au tour de la même Valérie Trierweiler de jouer son va-tout. Alors que le magazine Closer vient de révéler que la relation de François Hollande avec Julie Gayet remonte à décembre 2012, l’ancienne journaliste a décidé, contre toute attente, de jouer l’apaisement. En choisissant la Lanterne pour sa convalescence, elle montre qu’elle est toujours première dame et qu’elle entend bien le rester. Récit d’une semaine durant laquelle François Hollande a lentement perdu la main.
MARDI 14 JANVIER
La veille, Valérie Trierweiler a joué son premier coup de poker. Hospitalisée depuis vendredi 10 janvier à la Pitié-Salpêtrière, dans le service de psychiatrie du Dr Jouvent, elle fait savoir, via une amie, qu’elle est « prête à pardonner, [elle] ne veut pas claquer la porte sur un coup de tête, mais [elle] veut savoir très vite quelles sont les intentions de François Hollande». Bien qu’affaiblie, elle maîtrise sa communication, laisse fuiter ce message volontairement. Ce qui fait dire à un proche du président : « Jusqu’ici, François pensait pouvoir acter une séparation. Mais il vient de comprendre que ce ne serait pas si simple. Valérie entend bien s’accrocher. » Et ce même proche de s’inquiéter : « Je le connais, il est en train de céder », confie-t-il à VSD.
« Chacun peut traverser des épreuves, ce sont des moments douloureux. Mais j’ai un principe : c’est que les affaires privées se traitent en privé,dans une intimité respectueuse de chacun. » François Hollande, qui tient sa première conférence de presse de l’année, n’a pas pu éviter les questions attendues. Il promet de clarifier la situation de son couple avant son déplacement aux États-Unis, le 11 février. La conférence de presse bat des records avec 4 millions de téléspectateurs contre 1,8 pour la précédente.
Valérie Trierweiler demande à quitter l’hôpital pour assister à la conférence présidentielle mais les médecins le lui interdisent. La première dame est encore trop faible. C’est donc sur son iPhone qu’elle entend les mots de son compagnon, impersonnels et expéditifs.
MERCREDI 15 JANVIER
Julie Gayet attaque le magazine Closer, qui a publié les photos de ses rendez-vous secrets. Le Canard enchaîné révèle qu’Aurélie Filippetti, la ministre de la Communication et de la Culture, a nommé l’actrice, peu avant Noël, membre du jury 2014 de la villa Médicis. Elle est fi nalement écartée. « Je ne souhaite pas donner prise à une quelconque polémique. Le sujet sera clos désormais», lance Filippetti. L’actrice, recherchée par de nombreux paparazzis, reste introuvable.
Dans une biographie de François Hollande, Cécile Amar, journaliste au Journal du Dimanche, rapporte une réfl exion de Ségolène Royal à propos de Valérie Trierweiler : « Quelle besoin a-t-elle de vouloir effacer le passé ? Elle ferait mieux de s’intéresser à la suivante. » Trierweiler, elle-même, y décrit un François Hollande qui « n’a pas d’affect ». Ambiance...
Toujours dans Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy se réjouirait des problèmes de François Hollande : « Ha ha ! il est dans une sacrée panade. Que reste-t-il des : moi président ? Vous savez, avec Carla, nous avons voulu officialiser rapidement car je ne voulais pas d’une photo prise un matin glauque ou à la nuit tombée. »
Dans la soirée, sous une pluie battante, Ségolène Royal se rend à la Pitié-Salpêtrière, elle en ressort peu après 20 heures. Voici publie les photos vendredi 17. L’ex-candidate à la présidentielle 2007 dément avoir rendu visite à Trierweiler, expliquant avoir eu un rendezvous dentaire de longue date.
JEUDI 16 JANVIER
Un proche de la journaliste confi rme ce que nous révélions dans notre édition du 16 janvier : « Valérie Trierweiler aurait pris une pilule de trop ». Pour autant, elle n’a jamais voulu faire de tentative de suicide.
La visite de Ségolène Royal à la Pitié-Salpêtrière fait le tour des rédactions – mettant un peu plus en lumière l’absence, depuis maintenant six jours, de François Hollande au chevet de sa compagne. Cette dernière – toujours affaiblie mais toujours lucide – ne laisse pas croire que le chef de l’État la néglige dans un moment aussi pénible pour elle. Elle précise donc à RTL que « ce sont les médecins qui interdisent au président d’aller la voir ». Incapable de se tenir debout seule, la patiente serait confinée et tenue éloignée de son entourage afin de pouvoir se remettre. François Hollande aurait cependant pu échanger avec elle par texto et rencontrer personnellement l’équipe médicale. Finalement, le président se décide à faire le déplacement aux alentours de 21 heures. ? Julie Gayet dément les rumeurs qui indiquent qu’elle serait enceinte de quatre mois. Elle ne nie pas, en revanche, l’existence d’une relation avec le président de la République.
domingo, 5 de janeiro de 2014
IRAK
Irak: le gouvernement veut reprendre Fallouja à Al-Qaïda, l'Iran prêt à l'aider
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Les forces irakiennes s'apprêtent à lancer un assaut pour reprendre la ville de Fallouja aux combattants liés à Al-Qaïda, et le voisin iranien a proposé dimanche son aide après un soutien réservé offert par les Etats-Unis.
Selon un responsable irakien, "les forces de sécurité préparent une attaque majeure à Fallouja", dans la province sunnite d'Al-Anbar (ouest), devenue depuis plus d'un an un haut lieu de la contestation au Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, accusé d'accaparer le pouvoir et de marginaliser la communauté sunnite.
Les forces spéciales ont déjà mené des opérations dans la ville et l'armée est déployée tout autour. Une fois que les habitants auront quitté la ville, "nous lancerons l'attaque pour écraser les terroristes", a assuré ce responsable gouvernemental.
Les combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, extrémistes sunnites affilés à Al-Qaïda) ont pris le contrôle de Fallouja et de quartiers de Ramadi, 50 km plus à l'ouest, à la faveur d'un retrait de la police après des violences provoquées lundi dernier par la fermeture d'un camp de protestation de manifestants sunnites hostiles à M. Maliki.
Dimanche soir, des échanges de tirs intermittents étaient entendus à la périphérie de Fallouja mais aucun combat n'était signalé à l'intérieur, selon des témoins.
C'est la première fois que des combattants d'Al-Qaïda prennent directement le contrôle de zones urbaines depuis l'insurrection sanglante qui avait suivi l'invasion américaine de l'Irak en 2003 et la chute du régime de Saddam Hussein.
Les deux villes avaient été des bastions insurgés et les forces américaines y avaient subi leurs plus lourdes pertes depuis la guerre du Vietnam.
Iran vs États-Unis
Mais désormais, il revient aux forces irakiennes de mener la bataille, a souligné le secrétaire d’État américain John Kerry, en visite au Proche-Orient.
"Nous les aiderons dans leur combat mais c'est un combat qu'elles doivent à terme gagner elles-mêmes et j'ai confiance dans le fait qu'elles peuvent y parvenir", a-t-il dit, affirmant que l'EIIL est "l'acteur le plus dangereux dans la région".
Les derniers soldats américains ont quitté l'Irak en décembre 2011. "Nous n'envisageons pas de renvoyer des troupes au sol", a souligné M. Kerry.
Après ce soutien réservé, l'Iran voisin, à majorité chiite, a annoncé être prêt à fournir des équipements militaires et des conseils à l'Irak pour l'aider dans sa lutte contre Al-Qaïda.
"Si les Irakiens en font la demande, nous leur fournirons des équipements et des conseils mais ils n'ont pas besoin d'hommes", a déclaré le général Mohammad Hedjazi, adjoint du chef d'état-major des forces armées, cité par l'agence officielle IRNA.
Il a ajouté qu'il n'y avait pas eu "de demande pour mener des opérations communes contre les terroristes".
Armée, EIIL et tribus
Depuis la chute de Saddam Hussein, l'Irak, à majorité chiite, s'est rapproché de l'Iran et M. Maliki est souvent accusé d'être sous l'influence de Téhéran.
"Nous ne céderons pas tant que nous n'aurons pas vaincu tous les groupes terroristes et sauvé notre peuple à Al-Anbar", a assuré samedi M. Maliki.
Aucun bilan global des violences n'était disponible mais les autorités ont fait état de plus de 160 morts, essentiellement des membres de l'EIIL, vendredi et samedi.
Dans la province d'Al-Anbar, quatre forces sont désormais en présence: les forces gouvernementales, leurs alliés tribaux, l'EIIL et les forces anti-gouvernementales du "Conseil militaire des tribus".
Le commandant des forces terrestres, le général Ali Ghaidan Majid, a fait état de 11 combattants venus d'Afghanistan et de plusieurs pays arabes tués sur l'autoroute entre Bagdad et Fallouja.
L'EIIL est devenu une force majeure dans la guerre en Syrie voisine et mène des attentats sanglants en Irak.
"L'EIIL a réussi à tirer profit de ses réseaux et capacités en Irak pour avoir une présence forte en Syrie, et il a utilisé sa présence en Syrie pour renforcer ses positions en Irak", explique Daniel Byman du Brookings Institution's Saban Center for Middle East Policy.
Ailleurs en Irak, 15 personnes sont mortes dans des attentats dimanche à Bagdad.
Les violences, qui avaient diminué depuis 2006 après la création de milices sunnites par l'armée américaine pour combattre Al-Qaïda, ont repris de plus belle en 2013 et renoué avec leurs niveaux de 2008 avec plusieurs milliers de morts.
sábado, 19 de outubro de 2013
L'expulsion de la famille de Leonarda "conforme à la réglementation"
L'expulsion de la famille de Leonarda "conforme à la réglementation"
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L'expulsion controversée de Leonarda Dibrani et de sa famille est "conforme à la réglementation en vigueur", mais les forces de l'ordre "n'ont pas fait preuve du discernement nécessaire" en prenant en charge la collégienne lors d'une sortie scolaire, conclut le rapport de l'enquête administrative.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a présenté samedi matin au président François Hollande et au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, les conclusions de ce rapport, ensuite mis en ligne, qui recommande de "proscrire plus explicitement toute intervention dans les espaces et le temps scolaires et périscolaires".
"La décision d'éloigner la famille Dibrani est justifiée en droit", affirme l'Inspection générale de l'administration (IGA) dans ce rapport d'une vingtaine de pages commandé mercredi par le ministre de l'Intérieur. "Il ressort de tous ces éléments que le refus d'autorisation de séjour (...) et la décision de mise en oeuvre de l'éloignement de la famille Dibrani étaient conformes à la réglementation en vigueur", ajoutent les inspecteurs.
Toutefois, les conditions d'interpellation de Leonarda, confiée aux forces de l'ordre en pleine sortie scolaire, le 9 octobre, en vue de son expulsion vers le Kosovo, sont critiquées par l'enquête. Ce sont ces conditions controversées qui ont mis le feu aux poudres et valu à Manuel Valls des attaques jusque dans son camp.
"Essentiellement focalisées sur l'objectif de parvenir à regrouper la famille et de ramener la jeune fille auprès de sa mère, l'attention des forces de l'ordre n'a pas été éveillée par le fait que Leonarda Dibrani se trouve dans un bus dans le cadre d'une sortie scolaire", expliquent les auteurs du rapport. "Elles n'ont pas pris la mesure des enjeux que représenterait une intervention pour interrompre cette sortie", ni "évalué les conséquences possibles", et "en ce sens, elles n'ont pas fait preuve du discernement nécessaire", affirme l'IGA, tout en assurant que la préfecture du Doubs n'avait pas été saisie de cette question.
L'inspection générale assure qu'il s'agit d'une situation "exceptionnelle".
"Pour éviter qu'elle se reproduise, les instructions déjà anciennes relatives aux espaces scolaires et aux interventions proches de cet espace mériteraient d'être précisées, de façon à proscrire plus explicitement toute intervention dans les espaces et le temps scolaires et périscolaires", recommande l'IGA.
Le rapport d'enquête dresse par ailleurs un portrait sombre du père de Leonarda Dibrani, dont, dit-il, le comportement "ne dénotait pas +une réelle volonté de s'intégrer à la société française+", avec notamment une "absence de recherche sérieuse d'emploi".
Selon les inspecteurs, Resat Dibrani a "été placé en garde à vue pour un cambriolage" en octobre 2010, "mis en cause comme auteur dans un vol commis dans une déchetterie" puis encore placé en garde à vue, début 2013, lorsque ses filles aînées ont "fait état de violences exercées par leur père" avant de se rétracter.
La famille a laissé le logement mis à sa disposition "dans un état de dégradation avancée" et "M. Dibrani n'a pas hésité à user de menaces afin d'éviter d'être expulsé de cet appartement", poursuit l'IGA.
Enfin, le rapport fait état d'"absences répétées des enfants au sein des écoles et collèges" fréquentés. Leonarda a ainsi, selon l'enquête, été absente 66 demi-journées en 6e, 31 en 5e, 78 en 4e et 21,5 depuis le début de l'année scolaire en cours.
Un professeur de l'adolescente "a en revanche souligné sa volonté d'intégration et ses progrès", toujours selon le rapport.
Resat Dibrani, le père de Leonarda, a déclaré samedi matin que ce rapport est "une catastrophe".
"C'était dur jusqu'à présent, mais ceci est une catastrophe. Nous ne baissons pas les bras. Mes enfants étaient intégrés en France, nous continuons le combat car mes enfants sont ici (ndlr: au Kosovo) des étrangers", a déclaré M. Dibrani à l'AFP, réagissant à la publication de ce rapport.
"La police dit qu'elle n'a commis aucune erreur et pourtant sa plus grande erreur est d'avoir affirmé que mes enfants sont du Kosovo alors qu'ils ne le sont pas", a-t-il poursuivi.
"Je ne veux pas vivre ici. Pour moi c'est un pays étranger. Je veux revenir en France, je veux rentrer chez moi", a, de son côté, déclaré Leonarda avant d'éclater en pleurs.
A l'annonce de la nouvelle, un silence de plomb s'est installé dans la chambre où sont réunis les Dibrani. Leurs regards sont vides.
Incrédules, ils refusent de faire la moindre déclaration supplémentaire.
domingo, 4 de agosto de 2013
LES FRANÇAIS DU BRÉSIL
Les Français du Brésil, c’est votre collègue expat, ce gérant d’une petite pousada dans le Nord si sympa, ce boulanger au coin de la rue qui sait faire du vrai pain, c’est votre copine que vous voyez à la sortie du Lycée Français, c’est moi, étudiante-stagiaire, c’est vous…
Est considéré comme expatrié tout Français installé hors de France. Et une chose est certaine, le Français n’est pas une espèce en voie de disparition au Brésil, bien au contraire. Selon les chiffres des consulats de São Paulo (en charge de tous les résidents du sud du pays), de Rio de Janeiro (états de Rio de Janeiro, Minas Gerais et Espirito Santo) et de l’ambassade (enregistrant les inscrits de tout le nord du Brésil), il y a un peu plus de 20.000 Français expatriés au Brésil - 20.139 pour être précis. Et nous sommes très certainement plus nombreux, l’inscription sur les registres du consulat n’étant pas obligatoire (quoique fortement recommandée).
Sans surprise, c’est dans les deux plus grandes métropoles du pays, Rio de Janeiro et São Paulo que se concentrent nos compatriotes : ils sont un peu moins de 6.000 à Rio de Janeiro et environ 7.200 dans la capitale pauliste. Ces citadins sont :
- généralement jeunes : 1/4 des Français de la circonscription RJ-ES-MG sont mineurs,
- nombreux à avoir une double nationalité : dans la circonscription du sud du pays, 4.654 inscrits sont franco-brésiliens sur un total d’un peu plus de 9.000 personnes recensées.
C’est le nord du pays qui compte le plus de fonctionnaires - Ambassade oblige, mais aussi de retraités (pour la plupart Guyanais), ou encore de micro-entrepreneurs.
Pourquoi venir s’installer au Brésil ?
Tout le monde n’est pas prêt à faire ce grand saut dans l’inconnu qu’est l’expatriation. Et le Brésil, pays continental séparé de la France par un océan n’est pas forcément la destination la plus évidente pour tenter l’aventure ! Certaines personnes reviennent sur un terrain déjà connu, comme Célian, qui a passé son enfance à Rio de Janeiro, et qui a ouvert en 2009 sa pousada dans le Ceara. C’est également le cas de Yannick, qui avait effectué son VIE (volontariat international en entreprise) à Vitoria, dans l’Espirito Santo, et qui est aujourd’hui expatrié à São Paulo. Pour d’autres, le Brésil est une découverte (où une de plus quand on est un "routard" de l’expatriation).
Les expatriés partagent en général un point commun, la curiosité : celle de connaître un autre pays que le sien, de vivre d’une façon différente par rapport à la France : "Mon mari et moi nous expatrions dans le but de pénétrer une culture" raconte Béatrice, installée à São Paulo depuis 2 ans. Il y a aussi les étudiants, de plus en plus nombreux à venir étudier au Brésil, afin d’apprendre le portugais et de connaître la 6ème puissance mondiale.
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