domingo, 28 de setembro de 2014

POLITIQUE

Le retour de Sarkozy: les vérités de Carla

Le retour de Sarkozy: les vérités de Carla
Alors que son mari vient de se jeter dans l’arène politique avec 2017 en ligne de mire, l’ex-première dame le soutient. Mais elle n’entend plus mettre sa carrière d’artiste en veilleuse.
Dans les années vingt, aux États-Unis, on appelait ces femmes-là les « fl appers ». Éprises de liberté, passionnées, elles incarnaient l’émancipationet la modernité. Aff ranchies des conventions, elles pouvaient être aussi, à l’image d’une Zelda Fitzgerald, indéfectiblement attachées à un homme. Carla Bruni-Sarkozy appartient à cette famille si singulière des fl appers. Toute son histoire en témoigne. Sa jeunesse sur les podiums puis sur scène ne fut que liberté, indépendance et, en public, joyeuse insouciance. Puis vint le temps surprenant du tapis rouge avec ces épousailles tant et tant commentées avec Nicolas Sarkozy en février 2008. Sans doute des commentaires la blessèrent, elle, alors mais elle n’en fit qu’à sa tête, obéissant à des sentiments dont la sincérité soulevait pourtant le scepticisme. Dieu sait si ce couple est scruté mais, c’est ainsi, cet homme qu’elle appelle son « Raymond » aussi bien en chanson qu’en privé a changé le cours de son existence sans pour autant modifi er son être et sa nature. Adieu, les divans qu’elle a si longtemps fréquentés ! Au tournant des 40 ans, Nicolas Sarkozy est devenu son meilleur psy et l’homme de sa vie. Avoir tous les matins à ses côtés, comme elle en fit un jour la confi dence, un homme qui pense pouvoir changer le monde l’a guérie de bien de ses doutes et de ses maux. Qu’on ne s’y trompe pas, le retour à plein temps de son mari sur le théâtre politique ne va pas donner naissance à une nouvelle Carla. Simplement, expérience présidentielle faite, elle tiendra le rôle qu’elle a choisi, diff érent de Carla la discrète que l’on a connue entre 2008 et 2012. Cette fonction de première dame, à vrai dire, ne l’a pas subjuguée. Elle-même l’avoue, fatiguée alors par l’allaitement de sa fille Giulia, elle est sortie épuisée de l’Élysée. Jusqu’au bout, cependant, par attachement à son mari, elle a tenu son rang et la ligne de conduite qu’elle avait choisie : satisfaire à toutes les exigences de sa situation d’épouse, coiff ée et habillée pour représenter la France. Durant le quinquennat, elle mit donc entre parenthèses sa carrière sur scène alors que la musique est, chez elle, une passion dévorante. Cette fois, elle sera là sans hésiter quand il le lui demandera, mais elle ne jouera plus les chanteuses en pointillé. Même si elle n’ignore rien du système qui l’observe, la guette et la juge. Elle en a pris son parti et l’accepte, faute de pouvoir le combattre.

sexta-feira, 22 de agosto de 2014

POLITIQUE

Hollande promet de nouvelles "annonces" sur ses priorités de rentrée


Des annonces "dès la semaine prochaine" sur les dossiers prioritaires de la rentrée: depuis l'océan Indien où il poursuivait vendredi sa tournée par une étape à Mayotte, François Hollande a confirmé sa volonté de "forcer l'allure" face à une situation économique préoccupante.
"Dès la semaine prochaine" donc, le gouvernement tracera les grandes lignes de réformes dans quatre domaines: le logement, la concurrence et les professions réglementées, la simplification et l'investissement.
"On maintient le cap et on est dans le mouvement, on force l'allure", a insisté le chef de l'Etat lors d'une rencontre avec des journalistes.
A Mayotte vendredi, comme à La Réunion, la veille, François Hollande a parcouru un département d'outre-mer confronté à des difficultés économiques et sociales décuplées par rapport à celles de la métropole.
Le 101e département français, créé en 2011, accumule les superlatifs de la précarité avec un chômage massif (moins d'un adulte sur trois possède un emploi), une population très jeune (un Mahorais sur deux à moins de 17 ans) et peu scolarisée (un sur trois ne l'a jamais été).
François Hollande en aura eu un aperçu sur les routes de l'île bordées d'habitations en tôle ondulée et de bidonvilles. Puis, coutumier des épisodes pluvieux dont il s'amuse lui-même, il a essuyé un véritable déluge alors qu'il devait s'exprimer devant des élus, en pleine saison sèche sur l'île - la plus sèche depuis 1957 selon Météo France.
"Je viens un jour à Mayotte et il pleut. Je sais que ça fait quatre mois que vous attendiez ce moment et j'ai donc organisé ce déplacement à cette fin", a-t-il plaisanté. Sa visite s'est cependant achevée par un accueil festif, chaleureux et bruyant sur la place de la mairie de Dzaoudzi, conclu par une Marseillaise tonitruante.
"Vous êtes venus rappeler votre attachement indéfectible à la France", a lancé le chef de l'Etat.
Au beau milieu d'un interminable bain de foule, il s'est souvenu de sa campagne de 2012. "C'est la même chaleur", a-t-il estimé avant de faire le lien avec la métropole où il bat toujours des records d'impopularité: la "confiance en l'avenir" des Mahorais est "une leçon pour l'ensemble de la population française".
Lui en est persuadé: la relance de la compétitivité de l'économie avec son pacte de responsabilité "va marcher".
"Si je pensais que ma politique n'allait pas porter ses fruits, j'en aurais changé", a-t-il insisté lors de sa rencontre avec des journalistes, revendiquant "sa constance".
"Toute autre politique aurait enfoncé le pays soit dans la dette soit dans la désagrégation sociale", a-t-il encore fait valoir, "sortir de l'euro, laisser filer les déficits ou bien sabrer dans la dépense publique, aucune de ces politiques n'a d'avenir".
- "Un problème de confiance" -
Même s'il reconnaît "que le pacte de responsabilité n'aura d'effet qu'à moyen terme", n'excluant pas que le "mandat suivant en bénéficie", le président Hollande table à court terme "sur l'effet psychologique d'un cadre suffisamment stable pour que la confiance revienne".
"Le problème français, c'est un problème de confiance dans l'avenir", a-t-il souligné, estimant que le retour de la confiance pourrait relancer "l'investissement, privé comme public, qui est la clef de tout et qu'il faut débloquer".
A l'Europe, François Hollande demande du temps pour réduire les déficits publics alors que le ministre des Finances, Michel Sapin, prévoit désormais qu'ils seront supérieurs à 4% cette année, ce qui exclurait de facto un retour à 3%, la norme européenne, dès l'an prochain.
Les Allemands "ont mis dix ans de réformes pour en arriver là où ils en sont et nous en sommes à deux années", a fait valoir le chef de l'Etat.
"Nous allons continuer de réduire les déficits, mais au rythme qui nous paraîtra compatible avec la croissance", a-t-il expliqué.
S'il refuse de se projeter en 2017 - "sinon je n'avance plus" - il estime qu'on peut "faire des réformes et gagner", notant que l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder avait "perdu de peu" en 2005 face à Angela Merkel après avoir engagé une profonde réforme du marché du travail allemand.
Quant à la reprise, s'il reconnaît qu'elle "est faible" et "fragile", il estime qu'elle est bien là avec désormais 0,5% de croissance attendue cette année par le gouvernement. "On n'est plus dans la crise mais l'enjeu, c'est de libérer et de mobiliser toutes les énergies pour sortir de la stagnation", a-t-il affirmé.
Le président de la République achèvera samedi sa tournée dans l'océan Indien par une étape à Moroni, capitale des Comores, où il effectuera la première visite d'un président français depuis François Mitterrand en 1990.

sexta-feira, 18 de julho de 2014

GUERRA DE 1914- 1918

A comemoração do centenário da Grande Guerra é um momento de unidade nacional. Ao dar o pontapé de saída para as comemorações de 14-18, o chefe de Estado insistiu sobre os ensinamentos a retirar da Primeira Guerra mundial, que deve recordar a força de uma Nação quando esta está reunida. Depois de ter evocado os valores da França e da República, o chefe do Estado recordou igualmente "a imperiosa obrigação de uma Europa unida que possa garantir a solidariedade e a paz".
Um 14 de julho colocado sob o signo da fraternidade internacional
Mais de 70 países beligerantes da Grande Guerra foram convidados a participar nos Campos Elíseos do desfile de 14 de julho de 2014. "Esta festa internacional será inédita, já que vai ser internacional", congratulou-se o presidente da República. E para especificar que este desfile será, sobretudo, "uma grande manifestação pela paz".
As outras datas importantes da agenda 2014
  • O dia 3 de agosto de 2014: comemoração da declaração de guerra da Alemanha à França, com a participação do presidente da República federal da Alemanha.
  • Setembro de 2014: comemoração da primeira batalha do Marne, para saudar o heroísmo daqueles que preservaram o país da derrota parando a ofensiva contra Paris.
  • O dia 11 de novembro de 2014: inauguração do memorial internacional de Notre-Dame-de-Lorette, para prestar homenagem a todos os combatentes da Primeira Guerra mundial.
Grande recolha de documentos
Construir uma ponte entre as histórias pessoais e a história nacional, salvar do esquecimento, ou até do desaparecimento, toda uma parte do patrimônio e completar as coleções de arquivos públicos, tais são os objetivos da grande recolha de documentos sobre a Grande Guerra junto de todos os franceses, organizada pela missão do Centenário 14-18.
Cada um é convidado a abrir os seus arquivos pessoais - cartas, cadernos de croquis, jornais, fotos – para dar a conhecer a sua história familiar e proporcionar esclarecimentos preciosos sobre este período. Foram previstos cerca de 70 sítios de recolha repartidos por todo o território a fim de acompanhar os particulares por ocasião da digitalização dos seus arquivos familiares.
Esta documentação de caráter inédito permitirá apreender outra faceta da Primeira Guerra mundial, fornecendo testemunhos de comportamentos coletivos e individuais que o conflito suscitou. Uma vez digitalizados, total ou parcialmente, consoante o interesse para a memória coletiva, estes documentos podem ser consultados na biblioteca em linha Europeana.
A etiqueta centenário
Colocada sob a direção do ministro adjunto responsável pelos Antigos Combatentes, a missão do Centenário também está encarregada de organizar, de 2014 a 2018, os momentos fortes do programa comemorativo definido pelo Governo. Em toda a França e no estrangeiro, mais de mil projetos receberam a etiqueta centenário.
Será dada uma atenção muito especial aos locais de memória. Entre eles: o memorial de Verdun, o historial de Péronne, na Somme; o museu da Grande Guerra do país de Meaux; o espaço museológico sobre o Chemin des Dames.

quinta-feira, 19 de junho de 2014

GASTRONOMIE

    La cuisine, centre d'art appliqué à l'alimentation dans la plaine du Quercy

    17 juin 2014
    Faire vivre un centre d'art, sur les ruines d'un château, en lien avec la campagne qui l'environne : c'est le pari du village de Négrepelisse, en Tarn-en-Garonne, Midi-Pyrénées, concrétisé en verre et acier par les architectes espagnols de RCR, déjà auteurs du Musée Soulages dans l'Aveyronvoisin.
    Dans la plaine agricole, à quinze kilomètres de Montauban, Négrepelisse indique encore sur les panneaux à l'entrée de village: "ruines du château du XIIIe siècle". Mais c'est entre les courtines de cet ancien édifice fortifié de ce village du Quercy qu'a ouvert La cuisine, "centre d'art et de design appliqués à l'alimentation".
    La structure, qui fonctionnait déjà depuis plusieurs années, s'est installée en janvier 2014 dans ces nouveaux murs.
    Audacieux pour un département essentiellement agricole jusqu'alors dépourvu de centre d'art, le projet se trouve aujourd'hui parfaitement servi par le cabinet d'architectes RCR, fondé en 1987 à Olot (Espagne) par un trio de Catalans - Rafael Aranda, Carme Pigem et Ramon Vilalta - et aujourd'hui internationalement reconnu.
    Comme il l'avait fait de façon exemplaire à Rodez (Aveyron) pour le musée du peintre Pierre Soulages, RCR a conçu à Négrepelisse un bâtiment qui respecte les lignes de force du site. Leur structure horizontale, en verre et acier Corten, s'adosse à ce qui restait du château édifié il y a 700 ans, quand des vicomtes faisaient peser là leur autorité de seigneurs. Elle ne s'impose pas au paysage ni au village, mais ménage des ouvertures sur la nature environnante, le clocher de l'église voisine, l'Aveyron coulant en contrebas...

    Centre d'art avec fourneaux

    En plus d'un atelier pour les artistes et designers qui y sont accueillis en résidence, le lieu se flatte d'être "le seul centre d'art en France doté d'une cuisine d'expérimentation", prolongé par une salle d'exposition et un auditorium, tandis qu'un centre de documentation se niche dans une petite tour soigneusement réhabilitée.
    Ce nouveau lieu de culture pourrait sembler a priori seulement dans l'air du temps, alors qu'on n'a jamais autant parlé des aliments ou de la cuisine, tout en généralisant les nourritures strandardisées, prêtes à consommer, prêtes à jeter... Mais, ici, "l'alimentation s'est imposée comme une thématique fédératrice parce que le Tarn-et-Garonne est l'un des premiers départements producteurs de fruits et légumes", souligne la directrice artistique.
    Au-delà du "eat art" centré sur la nourriture et les rituels des repas, initié il y a plus de 50 ans par l'artiste plasticien suisse d'origine roumaine Daniel Spoerri, La cuisine veut tout questionner, des us et coutumes de la table jusqu'à la façon dont les paysages sont construits avec l'agriculture.
    Il accueille actuellement l'exposition d'une artiste plasticienne de 38 ans, Suzanne Husky, qui a résidé un an et demi au village et s'attache aux "petites choses qui constituent la réalité d'un monde agricole loin de toute forme industrielle". Le service de table en faïence qu'elle a créé est un reflet - faussement naïf - du Négrepelisse 2014 : dans les assiettes, apparaissent une moissonneuse-batteuse, le cimetière, un camion militaire annonçant "l'armée de Terre recrute", une manifestation contre "l'agrobusiness", une autre contre le gaz de schiste...
    Jusqu'en 2016, La cuisine veut "interroger les relations ambiguës et problématiques que l'homme entretient avec le vivant". Avec son territoire comme matière première.

sábado, 7 de junho de 2014

POLITIQUE

Réforme territoriale: le redécoupage ne satisfait pas 56% des Français


Le projet de François Hollande de redécouper les 22 régions pour n'en garder que 14 ne satisfait pas les Français, selon deux sondages réalisés par BVA et Ifop publiés samedi.
Selon un sondage BVA pour iTélé, seules 42% des personnes interrogées disent être satisfaites du nouveau découpage. Le projet du chef de l'Etat présenté lundi n'emporte l'adhésion que chez les sympathisants de gauche (61% contre 29% de satisfaits à droite).
Autre mauvais point pour l'exécutif, une majorité de 54% estime en outre que la réforme est "uniquement destinée à donner une meilleure image du gouvernement" contre 44% qui la jugent "importante pour permettre de donner plus de poids aux régions et de réduire la dépense publique".
Sondage réalisé les 5 et 6 juin auprès d'un échantillon de 988 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Un autre sondage, réalisé par l'Ifop pour Midi Libre, confirme cette tendance. 54% des sondés "n'approuvent pas" la nouvelle carte des régions, contre 46% qui l'approuvent. Elle remporte toutefois l'adhésion de 73% des sympathisants du PS. Seuls 35% des sympathisants UMP et 37% de ceux du Front national l'approuvent.
Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 4 au 6 juin auprès d'un échantillon représentatif de 1.002 personnes (méthode des quotas).

© 2014 Agence France-Presse

sexta-feira, 23 de maio de 2014

VOTER !!!!!!!!

VOTER À L’ÉTRANGER ? - Pas si simple, dites-vous !


Ce weekend, vous êtes appelés aux urnes. Loin de France, vous trouvez que vous manquez d’information sur les élections européennes. Pour les élections consulaires, les dysfonctionnements du vote par internet, censé favoriser la participation, vous ont souvent découragé. Voici vos témoignages

(photo AFP)
Deux scrutins concernent les Français de l’étranger ce weekend : les élections consulaires, et les élections européennes. Il était possible de voter par Internet pour les premières, mais pas pour le scrutin européen. Depuis plusieurs semaines, lepetitjournal.com vous informe sur ces scrutins. Alors que l’on redoute une forte abstention, vous sentez-vous concernés, allez-vous voter ?
Des problèmes sur le vote électronique
Sur les 1.131.150 Français de l'étranger inscrits sur les listes électorales, seuls 80.115 ont voté pour leurs conseillers consulaires par internet, une très faible participation de 7,08% à l'échelle mondiale.
Pour Philippe, "si le niveau de vote est si bas, cela est dû aux problèmes du système; en effet, lors de la connexion, le système vérifiait le niveau de sécurité et je n'ai jamais été capable de passer ce contrôle bien que mon ordinateur soit à jour, j'avais effectue les "upgrade" juste auparavant. Même problème pour mon épouse. J'ai essayé de me connecter au service d'assistance, mais il était indisponible pour maintenance".
Michel d’Australie : "J’ai essayé de voter par internet et de télécharger le système Java, sans succès, cette procédure n’est pas “User Friendly” et j’ai abandonné ce projet, c’était une bonne idée, mais la procédure beaucoup trop compliquée pour des usagers peu familiers avec le jargon informatique soit en Français ou même en Anglais. J’habite à Sydney Australie, large pays ou cette formule aurait été très intéressante".
En Afrique du Sud, Philippe a "reçu une série de code par courrier – pas reçu le reste par mail comme promis – impossible de voter".
Un autre Philippe, résident en Allemagne a essayé de voter "en suivant la procédure indiquée par les courriels de l'AFE et de l'ambassade de France à Munich, mais je me suis heurté à l'impossibilité pour moi d'installer sur mon ordinateur le programme Java, malgré l'aide par téléphone du service d'assistance technique parisien que j'ai dû contacter à plusieurs reprises, en vain... Je dois donc renoncer malheureusement pour cette raison à ma participation au vote pour l'élection de nos représentants en France métropolitaine; beaucoup de compatriotes ont été confrontés au même problème que moi, dû à une erreur d'indication quant à l'installation du programme Java par le ministère des affaires étrangères dans le courriel qui nous a été adressé."
Expat & Politique
Pour être toujours informé sur les échéances électorales des Français de l’étranger, consultez votre édition locale du petitjournal.com ou la page Expat&Politique.
Suivez nous également sur Facebook et Twitter.
Pour Denis, “malheureusement, comme de nombreux Français, je n’ai pu voter par internet. Le logiciel Java n’a pu être téléchargé. J’ai essayé de me connecter avec cinq autres ordinateurs mais il en a été de même. A force de vouloir sécuriser les votes pour éviter de la fraude, de nombreux électeurs sont empêchés de voter”.
"Malgré les procédures de mise à jour fournies par le site, j'ai jeté l'éponge au bout d'une heure, raconte Bruno de Bucarest. Donc j'irai voter à l'urne dimanche", rajoute-t-il nullement découragé.

Pas de changements par rapport aux couacs des Législatives ?
Mathieu de Thaïlande, estime qu’en définitive, "c'est la même chose que lors des élections précédentes ou cela avait été possible par internet, rien n'a change. Impossible de voter." Sébastien, directeur de campagne de la liste "Français en Australie" soutenue par l'UMP et l'UDI ne comprend pas: "Malgré les promesses et déclarations par l'Administration Centrale que la procédure de "vote par internet" avait été dument testée, le processus, bien qu'il fonctionne, est imparfait, non fluide et peu intuitif."
"Citoyens de gauche, socialistes et écologistes", une liste candidate en Espagne, pense "que les personnes chargées de ce système n'ont pas appris du fiasco précédent. Combien d'utilisateurs vont entreprendre ce parcours du combattant ?  Beaucoup de sites ont appris qu'ils fallait éviter Java à cause de problèmes d'incompatibilité entre la version du site et celle de l'ordinateur de l'utilisateur. Les banques ont appris à éviter Java après avoir reçu des appels qui plombaient leurs centres d'appel. Faire simple c'est facile ?"

Le vote en ligne inquiète toujours
Pour faciliter le vote par Internet, il faut commencer par ne pas mettre en place un système pourri, non sécurisé pour les votants et opaque pour les personnes qui veulent le controller, estime Alix, cela permettra de gagner la confiance des électeurs”.
Didier de Hong Kong est contre le vote par internet qu’il trouve “opaque et manipulable. Que sait on de l’avenir ou d’éventuels hackers. Le système actuel avec dépouillement sur place par les électeurs assesseurs sous le contrôle des électeurs et des représentants des partis, me semble le plus démocratique, le plus transparent mondialement, celui qui risque le moins d’engendrer de fraudes."
Marc de Francfort estime que “La seule bonne solution pour les électorats dispersés c'est le vote par correspondance avec téléchargement du bulletin de vote par internet”.
Certains ont réussi !
Heureusement, quelques uns d’entre vous ont réussi sans problème à voter en ligne. Annie, de Bruxelles, n’a pas rencontré "de difficultés particulières". Pour R. ce fut "d’une simplicité enfantine". Bertrand du Japon a voté “sur internet avec un mac ayant eu, paradoxalement, des problèmes avec Windows. J'ai dû faire des recherches pour savoir à qui j'avais affaire car les deux listes en compétition n'affichaient pas clairement leur appartenance politique. Car, même si je pense que les partis politiques sont à tout point de vue surannés (une bande de copains qui prend le pouvoir), j'aime bien savoir pour qui je vote.
François habite en Italie : "C'est moins compliqué que la dernière fois, mais ça reste peu simple, avec des codes qui arrivent, longtemps à l'avance, un peu par la poste, un peu par sms... Pour les élections européennes, je dois quand même me rendre au bureau de vote, parce que le vote par internet n'est pas consenti. Dans ce cas, où est l'avantage pratique?"
Ceux qui ne voteront pas
"
Pour les élections européennes, le vote par Internet n'est pas possible, explique Bertrand, donc je ne voterai pas : j'habite à 3 heures en train de Tokyo, aller retour 6 heures. Le civisme, je veux bien, mais il y a des limites. Et puis, et puis… il y a pléthore de représentants de toutes sortes, maires, députés, conseillés en tout genre (municipaux, généraux, régionaux, consulaires…), dont l'utilité, la compétence et la productivité reste à prouver. Cela concerne surtout les beaux parleurs qui veulent sortir de l'anonymat. Qui a dit « trop de démocratie, tue la démocratie »".
Jean n’est pas séduit par l’idée des conseillers consulaires : "Ça fait plus de 43 ans que nous sommes en Afrique du Sud, nous nous sommes toujours débrouillés seul sans l'aide de quiconque, je ne vois pas a quoi vont servir ces gens, à mon avis c'est une chance pour eux d'aller en France aux frais payés par les impôts des pauvres Français de France. Le consulat nous suffit pour nos cartes consulaires et notre passeport."  Pour Françoise, "Il y en a assez des mille-feuilles français et des indemnités non-imposables et grosses retraites que perçoivent, la majorité des élus. Que tous ces élus qui votent les lois et les autres continuent a s'engraisser mais sans notre aval !"

Oui à la proximité !Les élections consulaires sont une première. Pour Brieuc, "la logique de l'élu de proximité et de la représentation proportionnelle devrait permettre une mobilisation de l'électorat". Christian, du Mexique, est convaincu : "Comme on le voit avec l'affaire du Lycée Franco Mexicain, il est utile d'avoir des élus de proximité, qui peuvent être consultés et agir efficacement. Quelque soit leur tendance ils auront plus de poids s'ils sont élus avec une participation de 60%, que par 5% du corps électoral. Donc on ne peut que conseiller de voter à tous ceux qui s'intéressent à la vie de la cité (le grec polis, la ville a donné le mot politique). En plus voter par internet est très pratique. On ne peut que regretter que l'on ne puisse pas voter aussi par internet pour les élections européennes. Espérons que ce n'est que partie remise et que les élus consulaires agiront pour le rendre possible la fois prochaine!" Jacques ira voter, "si toutefois je reçois la liste des candidats qui se présentent".

Un manque d’information
Marie-Louise de Valence en Espagne a reçu "les consignes pour voter pour les conseillers consulaires... mais rien pour le reste". Annie, de Bruxelles a été bien renseignée par son Consulat "sur les élections consulaires grâce à une lettre d'information qui m'a permis de trouver une synthèse la liste des 5 candidats et leur programmes. Sinon  je n'y serais jamais arrivée car les candidats m'ont submergée de 15 e-mails qui m'ont pas aidée à y voir clair". En revanche pour les élections européennes, "à l'heure actuelle j'ai reçu 1 e-mail de candidat : EUROPE CITOYENNE et je sais par oui dire qu’il y a 31 listes dont je sais rien et je me demande si je vais recevoir ma carte d'électeur dans le délai bien qu'apparemment mon inscription sur la liste électorale soit en bon ordre...".
Mathieu vient seulement de découvrir qu’il pouvait voter pour les Européennes tout en étant hors de France. "Je m'en suis aperçu en consultant, par hasard, le texte officiel de décret pour la répartition des bureaux de vote où apparait le bureau de vote pour les élections consulaires et celui pour les européennes. J'ai recherché sur le web des articles traitant de cela, je n'ai rien trouvé. Nous n'avons reçu aucune information officielle de l'ambassade ou consulat et encore moins des cartes d'électeur. Un comble. Il va sans dire que les officiels peuvent se plaindre du manque d'implication des citoyens et du fort taux d'abstention mais ils ne font rien pour le combattre. J'ai évoqué cela avec des collègues expats et aucun ne savait que nous étions appelés à voter pour les européennes dimanche à l'ambassade!!!"
Juliette, aux USA, se sent "très concernée par ces élections, le vote est un droit en un devoir non négligeable. Je pense que le vote n'est vraiment pas rendu facile pour les Français de l'étranger et que l'information est beaucoup trop minimale. Sachant qu'aux Etats-Unis le vote se fait le weekend du Memorial Day, ils auraient aussi du prévoir le vote électronique pour les élections européennes. Par ailleurs, je pense qu'il devrait y avoir plus d'information concernant les candidats envoyés par email. Sous ces conditions, je ne doute pas que le taux d'abstention sera élevé, mais la faute n'en revient pas nécessairement aux électeurs."

sábado, 3 de maio de 2014

SENNA

AYRTON SENNA - Un pilote légendaire Print Email Le 1er mai 1994, le Brésilien Ayrton Senna (1960-1994), triple champion du monde de Formule 1, disparaissait à 34 ans sur le circuit italien d'Imola lors du Grand Prix de Saint-Marin. Vingt ans après sa disparition, le monde du sport et les innombrables fans rendent hommage au prodige, icône d’une génération. L’idole brésilienne, née à São Paulo, a écrit plusieurs pages de la légende de la F1, laissant une empreinte indélébile. Malgré les années, l’émotion est toujours aussi vive à l’évocation du week-end le plus tragique de l’histoire de la F1. En plein virage de Tamburello, lancé à plus de 220 km/h au volant de sa Williams, Ayrton Senna heurte un mur de béton. Sa mort est vécue comme un drame national au Brésil et aura une portée internationale. Il est à ce jour, le dernier pilote mort en course de Formule 1. Un parcours prometteur Ses réussites en kart, puis en F3 ouvrent la porte de la F1 à Ayrton Senna. Il participera à son premier Grand Prix en 1984, au Brésil. Le pilote fait des débuts remarqués au sein de l’équipe Toleman, avant de rejoindre en 1985 l’écurie Lotus. De 1988 à 1993, le magicien de la F1 brille chez McLaren, remportant plus d'un Grand Prix sur trois et son premier titre mondial dès sa première année dans sa nouvelle écurie. Des années marquées par la concurrence avec un autre champion, qui est aussi son co-équipier, le Français Alain Prost. Cette rivalité marque l’histoire de la F1 et dope les audiences. Des millions de téléspectateurs sont attirés devant leur poste de télévision, curieux d’assister à ce duel homérique. La cohabitation entre les deux champions est houleuse et après plusieurs incidents, Prost choisit de partir courir pour Ferrari en 1990. La même année, Ayrton Senna se voit proposer un pré-contrat dans la célèbre écurie Ferrari où évolue également Alain Prost. Mais le transfert du siècle n'aboutit pas en raison de problèmes internes à l’écurie. Dès 1992, l’écurie Williams-Renault domine le monde de la F1, attirant les éternels rivaux Prost et Senna qui souhaitent conquérir un nouveau titre mondial. Mais le duel sera cette fois-ci remporté par le Français qui signe avec Williams et s’oppose à courir de nouveau avec le Brésilien. Prost ayant pris sa retraite avant le début de la saison de 1994, Senna peut enfin rejoindre les rangs de Williams. Lors des essais du Grand Prix de Saint-Marin, le troisième GP de la saison, l’Autrichien Roland Ratzenberg est victime d’un accident mortel, alors que Senna signe une nouvelle pole position. La dernière puisque le lendemain il devenait lui-même victime de ce tragique tracé. Aujourd’hui considéré par beaucoup comme le meilleur pilote de tous les temps, il a remporté trois fois le titre de champion du monde en 1988, 1990 et 1991 ; il a gagné 41 Grands Prix et signé 65 pole positions. Un statut de mythe Si le leader charismatique de la F1 a marqué pendant une décennie les esprits par sa détermination et ses prouesses de pilote hors pair, c’est aussi l’homme dont tout le monde se souvient. Ce n’est pas Ron Dennis, le patron de McLaren, chez qui Ayrton Senna a remporté 35 de ses 41 victoires et conquis ses titres mondiaux qui dira le contraire. Le pilote a été une source d’inspiration pour de nombreuses personnes comme le réalisateur britannique Asif Kapadia, qui en 2011 a réalisé Senna, sans peur, sans limite, sans égal, un documentaire captivant. Les livres à son effigie, dans toutes les langues ne se comptent plus. Le 17 avril 2014 est sorti en librairie l’ouvrage Senna, la victoire à tout prix d’Arnaud Briand et Bernard Asset. Jeudi 1er mai a été inauguré sur le circuit d’Imola un buste du champion de la F1. Les fans, venus du monde entier, furent nombreux à venir se recueillir au cimetière de Morumbi à São Paulo, lieu incontournable où est inhumé le pilote.