sábado, 3 de maio de 2014

SENNA

AYRTON SENNA - Un pilote légendaire Print Email Le 1er mai 1994, le Brésilien Ayrton Senna (1960-1994), triple champion du monde de Formule 1, disparaissait à 34 ans sur le circuit italien d'Imola lors du Grand Prix de Saint-Marin. Vingt ans après sa disparition, le monde du sport et les innombrables fans rendent hommage au prodige, icône d’une génération. L’idole brésilienne, née à São Paulo, a écrit plusieurs pages de la légende de la F1, laissant une empreinte indélébile. Malgré les années, l’émotion est toujours aussi vive à l’évocation du week-end le plus tragique de l’histoire de la F1. En plein virage de Tamburello, lancé à plus de 220 km/h au volant de sa Williams, Ayrton Senna heurte un mur de béton. Sa mort est vécue comme un drame national au Brésil et aura une portée internationale. Il est à ce jour, le dernier pilote mort en course de Formule 1. Un parcours prometteur Ses réussites en kart, puis en F3 ouvrent la porte de la F1 à Ayrton Senna. Il participera à son premier Grand Prix en 1984, au Brésil. Le pilote fait des débuts remarqués au sein de l’équipe Toleman, avant de rejoindre en 1985 l’écurie Lotus. De 1988 à 1993, le magicien de la F1 brille chez McLaren, remportant plus d'un Grand Prix sur trois et son premier titre mondial dès sa première année dans sa nouvelle écurie. Des années marquées par la concurrence avec un autre champion, qui est aussi son co-équipier, le Français Alain Prost. Cette rivalité marque l’histoire de la F1 et dope les audiences. Des millions de téléspectateurs sont attirés devant leur poste de télévision, curieux d’assister à ce duel homérique. La cohabitation entre les deux champions est houleuse et après plusieurs incidents, Prost choisit de partir courir pour Ferrari en 1990. La même année, Ayrton Senna se voit proposer un pré-contrat dans la célèbre écurie Ferrari où évolue également Alain Prost. Mais le transfert du siècle n'aboutit pas en raison de problèmes internes à l’écurie. Dès 1992, l’écurie Williams-Renault domine le monde de la F1, attirant les éternels rivaux Prost et Senna qui souhaitent conquérir un nouveau titre mondial. Mais le duel sera cette fois-ci remporté par le Français qui signe avec Williams et s’oppose à courir de nouveau avec le Brésilien. Prost ayant pris sa retraite avant le début de la saison de 1994, Senna peut enfin rejoindre les rangs de Williams. Lors des essais du Grand Prix de Saint-Marin, le troisième GP de la saison, l’Autrichien Roland Ratzenberg est victime d’un accident mortel, alors que Senna signe une nouvelle pole position. La dernière puisque le lendemain il devenait lui-même victime de ce tragique tracé. Aujourd’hui considéré par beaucoup comme le meilleur pilote de tous les temps, il a remporté trois fois le titre de champion du monde en 1988, 1990 et 1991 ; il a gagné 41 Grands Prix et signé 65 pole positions. Un statut de mythe Si le leader charismatique de la F1 a marqué pendant une décennie les esprits par sa détermination et ses prouesses de pilote hors pair, c’est aussi l’homme dont tout le monde se souvient. Ce n’est pas Ron Dennis, le patron de McLaren, chez qui Ayrton Senna a remporté 35 de ses 41 victoires et conquis ses titres mondiaux qui dira le contraire. Le pilote a été une source d’inspiration pour de nombreuses personnes comme le réalisateur britannique Asif Kapadia, qui en 2011 a réalisé Senna, sans peur, sans limite, sans égal, un documentaire captivant. Les livres à son effigie, dans toutes les langues ne se comptent plus. Le 17 avril 2014 est sorti en librairie l’ouvrage Senna, la victoire à tout prix d’Arnaud Briand et Bernard Asset. Jeudi 1er mai a été inauguré sur le circuit d’Imola un buste du champion de la F1. Les fans, venus du monde entier, furent nombreux à venir se recueillir au cimetière de Morumbi à São Paulo, lieu incontournable où est inhumé le pilote.

sábado, 26 de abril de 2014

POLITIQUE

Manuel Valls : pour l'ultra-droite c'est l'homme à abattre. Manuel Valls : pour l'ultra-droite c'est l'homme à abattre. Répression des Manifs pour tous, affaire Dieudonné, déclarations pro-israé liennes... Pourquoi le front des opposants mobilise les plus radicaux. Valls est populaire, alors il faut lui taper dessus. » Pour Nicolas Lebourg, historien et spécialiste de l’extrême droite, le Premier ministre est devenu – dans ces milieux – le nouvel homme à abattre. L’UMP ayant été réduite au silence par sa nomination à Matignon, c’est à la droite de la droite qu’il faut désormais chercher les opposants les plus déterminés au chef du gouvernement. Si Marine Le Pen voit en lui un « homme dangereux », l’accusation demeure modérée comparée aux attaques dont il fait l’objet chez certains activistes. Alors qu’un journaliste proche de l’extrême droite publie un livre-réquisitoire contre lui, voici pourquoi Manuel Valls collectionne autant d’ennemis. Les Manifs pour tous. Pour les réseaux catholiques traditionalistes et d’autres organisateurs, Manuel Valls restera l’homme de la répression des manifestations contre le mariage homosexuel. « Il est célèbre pour avoir fait gazer des familles entières, souligne Fabrice Robert, président du très radical Bloc identitaire. Il a voulu faire le dur alors que dans le même temps il n’a pas semblé très efficace lors des incidents au Trocadéro avec les supporteurs du PSG ou à Nantes avec le projet d’aéroport. » Surnommé, depuis, Manuel Gaz, l’ex-ministre de l’Intérieur serait, d’après Béatrice Bourges, la porte-parole du Printemps français, « un idéologue qui n’a pas été à l’écoute d’une partie de la population, un homme qui n’est pas digne des fonctions qu’il occupe ».

segunda-feira, 7 de abril de 2014

POLITIQUE

Manuel Valls, l'ennemi de l'intérieur Manuel Valls, l'ennemi de l'intérieur Jusqu’au dernier moment, le président a cherché à éviter la solution “Valls à Matignon”. Un choix à quitte oubdouble qui pourrait faire exploser l’actuelle majorité. C’était en juillet 2010, il l’avait invité à son mariage, mais François Hollande n’est pas venu. Quelques jours plus tôt, Manuel Valls avait comparé le futur président à Raymond Domenech, le sélectionneur de l’équipe de France. Ce dernier ne le lui a pas pardonné. L’anecdote est assez représentative des relations entre les deux hommes. Lorsque Valls tente de s’émanciper, Hollande le remet à sa place et reprend ses distances. Et c’est bien tout le dilemme auquel le chef de l’État s’est trouvé confronté dès le premier tour des municipales. Comment sortir de l’impasse sans se lier les mains ? Comment échapper à la solution Valls ? Jusqu’au dernier moment, le président a espéré une alternative. « Hollande a accepté la contrainte que représentait Valls. Mais il ne le choisira pas pour Matignon. Pas sans qu’il soit résolu à l’idée qu’il n’a que ça à faire », expliquaient, il y a quelques mois, des proches de François Hollande aux auteurs d’une biographie de Manuel Valls*. En nommant son ministre à Matignon, Hollande prend, en effet, le risque de promouvoir son principal rival pour 2017. Mais s’en passer, c’était risquer d’ignorer le message lancé par les électeurs et… creuser sa tombe. Le ministre de l’Intérieur était devenu incontournable. Les deux hommes se connaissent bien. De 1995 à 1997, ils ont partagé le même bureau rue de Solférino. Manuel Valls était alors secrétaire de la communication et François Hollande porte parole du PS, mais leur complicité date réellement de la campagne présidentielle. Valls, que le candidat avait choisi comme directeur de la communication, va vite s’imposer comme l’homme fort de l’équipe. Il asphyxie tout le monde autour de lui, notamment Moscovici le directeur de campagne et Stéphane Le Foll, chargé de l’organisation. Valls joue au loyal serviteur et calme les sautes d’humeur de la future première dame. Entré au gouvernement, il est là quand le président a besoin d’un coup de pouce, de remonter sa popularité. Il s’affiche à ses côtés, sans jamais empiéter sur ses plates-bandes. Il se marre aussi, parfois. « François est un mec qui aime bien qu’on lui débrouille les affaires. Quand on prend position, ça lui évite de le faire », explique-t-il à ses proches*. Les deux hommes, installés de part et d’autre de la place Beauvau, se parlent régulièrement au téléphone. Valls informe Hollande de vive voix des événements importants. La confiance est là. D’autant que leurs deux compagnes s’apprécient. Manuel Valls est l’un des rares à être invité pour les vacances au fort de Brégançon.

sexta-feira, 28 de março de 2014

CRISE UKRAINIENNE

Poutine appelle Obama pour parler d'une sortie de crise • Le président russe Vladimir Poutine a appelé vendredi Barack Obama pour, selon la Maison Blanche, parler d'une proposition américaine de sortie de crise en Ukraine, qui craint une invasion de sa partie orientale après la perte de la Crimée. Cette proposition va faire l'objet de discussions directes entre les chefs de la diplomatie des deux pays, John Kerry et Sergueï Lavrov, a annoncé la présidence américaine depuis Ryad où M. Obama est en visite. Le dirigeant américain a "suggéré que la Russie mette par écrit une réponse" à cette proposition, selon la même source. A New York, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré qu'il avait reçu des assurances de Vladimir Poutine sur le fait qu'il n'avait "aucune intention de mener une quelconque opération militaire" dans le sud ou l'est de l'Ukraine. Des responsables militaires américains ont estimé à 20.000 le nombre de soldats déployés par la Russie le long de la frontière. Kiev a avancé de son côté le chiffre de 100.000 soldats. La diplomatie russe accuse les dirigeants occidentaux d'être soit mal informés soit de mauvaise foi, soulignant que plusieurs inspections internationales menées en mars près de la frontière n'ont décelé aucun "préparatif agressif". L'appel téléphonique entre MM. Obama et Poutine, à l'initiative de ce dernier, était a priori le premier depuis que Washington a imposé de nouvelles sanctions contre de hauts responsables russes ou proches de M. Poutine, ainsi qu'une banque. Le président Obama a menacé de s'en prendre à des "secteurs clé" de l'économie russe si jamais Moscou ne changeait pas d'attitude, et a consacré une grande partie d'une tournée en Europe cette semaine à tenter de rassembler ses alliés pour rejeter les visées du Kremlin. Plus tôt vendredi, dans un entretien à la chaîne CBS, il avait exhorté M. Poutine à retirer ses troupes massées le long de la frontière de l'Ukraine. Il a réitéré cette demande lors de sa conversation avec le président russe, selon le compte-rendu qu'en a donné la Maison Blanche. "Le président Obama a noté que le gouvernement ukrainien continuait à adopter une approche de retenue et de désescalade vis-à-vis de la crise (...) et pressé la Russie de soutenir ce processus et d'éviter des provocations supplémentaires, dont le fait de masser des troupes à sa frontière avec l'Ukraine", a expliqué l'exécutif américain. A Moscou, un haut responsable du Service fédéral de sécurité (FSB) a évoqué le "désir légitime des peuples de Crimée et des régions de l'Est de l'Ukraine d'être avec la Russie", qui selon lui suscite "l'hystérie des Etats-Unis et de leurs alliés". Vladimir Poutine n'a rien fait de son côté pour lever les inquiétudes, soulignant que les événements de Crimée avaient montré "les nouvelles capacités" de l'armée russe.

sábado, 15 de março de 2014

AVION DISPARU

Malaisie-Boeing : nouvelle disparition-mystère ? Tweet Qu’est-il advenu du vol MH370 entre Kuala Lumpur et Pékin ? Aucune nouvelle des 239 passagers et membres d’équipages. Les recherches se poursuivent. La Chine a même redéployé des satellites. Mais cette affaire d’un Boeing disparu qui provoque le désespoir des familles et engendre une certaine crispation politique, n’est pourtant pas une première. Il existe au moins deux autres précédents dans l’histoire de l’aéronautique. 12.03.2014 Par Frantz Vaillant Malcolm Smart, professeur dans l’aérospatial, est catégorique : si l'avion s’est rompu "pour une raison aérodynamique, comme la perte d’une aile ou s'il y avait eu une dépressurisation, il y aurait de gros morceaux d'aile et de fuselage un peu partout. Donc, il est très peu probable qu’il se soit détruit ou réduit en poussière ". Et les experts de l’aviation de rappeler aux impatients qu’il a fallu deux ans pour retrouver l'épave du vol Air France Rio-Paris en juin 2009. L’appareil avait plongé dans l'océan Atlantique causant la mort de 228 personnes. Quand bien même. Si d’aventure nul ne parvenait à retrouver l’épave du Boeing MH370, cette affaire en rappellerait au moins deux autres survenues depuis 1958, année de l’abandon des hélices et de la mise en service des moteurs à réaction. Boeing 707 de la compagnie brésilienne Varig Le mystère Varig Le mardi 30 janvier 1979, le Boeing 707-323C, un avion cargo de la compagnie brésilienne Varig disparait tout à coup des écrans de contrôle 30 minutes après avoir quitté l’aéroport de Narita à Tokyo. L'avion se rendait à Rio de Janeiro. Dans ses soutes, entre autres, parmi des caisses de produits manufacturés, 153 tableaux du peintre d’art contemporain Manabu Mabe. Les toiles reviennent d'une exposition-hommage à Tokyo (l’artiste brésilien à des origines japonaises). Les œuvres sont estimées à 1,24 million de dollars. Malgré huit jours d'intenses recherches dans la zone, ni les corps, ni l'épave, ni les peintures n’ont jamais été retrouvés. Il semble que la cause de l’accident soit une dépressurisation de la cabine, laquelle aurait tué l'équipage. L'avion était sorti de l'usine en 1966. Bilan : six personnes tuées. Ce 707 avion-cargo était sous le commandement d'un professionnel expérimenté, le commandant Gilberto da Silva Araújo. Ironie du destin, le pilote était l’un des rares rescapés d’un autre crash tragique survenu en juillet 1973, à Orly. Marqué par cette catastrophe, le commandant avait choisi de ne plus jamais transporter de passagers au cours de sa carrière. Sans doute aurait-il dû quitter le métier... Boeing 727, identique à celui disparu le 25 mai 2003 On a volé le Boeing 727 Immatriculé N8844A, l'appareil, un Boeing 727, décolle de l’aéroport de Luanda, en Angola, le 25 mai 2003. C'est une surprise. Affrété par la société angolaise Airangol, l’avion était cloué au sol depuis 14 mois, faute d'autorisation de survol du territoire angolais. Trop d’irrégularités constatées. Le Boeing avait fait partie pendant des dizaines d'années de la flotte de la compagnie American Airlines. Mais ce décollage, ce jour-ci, n’était pas prévu. En fait, il s’agit sur le tarmac du tour de force d'un voleur. Quelqu'un vient de dérober un tri-réacteur, l'un des avions de ligne parmi les plus populaires au monde ! L’enquête évoque la piste d’un homme blanc, portugais. Est-ce Ben Padilla, ce mécanicien baroudeur, pilote amateur, qui a mystérieusement disparu lui aussi ? Est-ce une arnaque à l’assurance ? Les Américains recherchent l’appareil pendant un mois. Rien. Aucun radar ne l’a détecté. Les hypothèses se multiplient. Le Boeing a pu atterrir en République Démocratique du Congo, pays voisin et ensuite l'engin a pu être maquillé pour servir les multiples trafics en cours dans la région. On évoque même la piste de Joseph Kabila, le président de RDC. Il aurait acheté l’appareil, ce Boeing 727, qui ressemble à celui qui repose depuis quelques temps à l’aéroport international de N’djili. La piste n'aboutit pas. Des satellites espions américains photographient des pistes d'atterrissage isolées sur le continent africain. Rien. Et l'inquiétude gagne. Pourquoi voler un avion de cette importance ? Un avion, on le sait, c'est aussi une bombe volante pour des terroristes. Prépare-t-on, quelque part, un nouveau 11 septembre ? Aucune revendication n'est jamais parvenue. Et plus personne n'a jamais revu ce Boeing 727 disparu mystérieusement le 25 mai 2003. La solution ? Il existe aujourd'hui un moyen de contrôler de manière infaillible les avions dans le ciel : transmettre en temps réel toutes les informations enregistrées par les boîtes noires par voie satellitaire. Contacté par l'AFP, Peter Goels, ancien patron de l'Agence américaine de la sécurité dans les transports (NTSB), affirme : "Les barrières technologiques ont sauté. Et pour ce qui est du coût, c'est du domaine de l'envisageable. Mais la réalité, c'est que les compagnies aériennes refusent d'agir tant que l'on ne leur ordonne pas de le faire". La pression des voyageurs pourraient aussi changer la donne. L'affaire du Boeing MH370 de la compagnie Malaysia Airlines servira-t-elle de déclencheur ? Eclairage de notre éditorialiste Slimane Zeghidour 12.03.2014 - Durée : 1'48 Interviewé par Mohamed Kaci

segunda-feira, 3 de março de 2014

FAMILLE

COUPLES BINATIONAUX – Quand les enfants sont dans leur assiette Avec bien d’autres facteurs, les habitudes alimentaires aident à forger l’identité nationale chez les enfants dès le plus jeune âge. Comment les enfants des couples binationaux arrivent-ils donc à faire coexister les traditions gastronomiques de leurs parents et comment perçoivent-ils cette richesse et cette variété de produits et de saveurs ? Quatre petites filles et adolescentes dont la mère est française et le père italien témoignent “Qu’est-ce que la nourriture? Ce n’est pas seulement une collection de produits. C’est aussi et en même temps un système de communication, un corps d’images, un protocole d’usages, de situations et de conduites” Roland Barthes - Pour une psycho-sociologie de l'alimentation contemporaine Chacun de nous a, comme Proust, sa "madeleine" (A la recherche du temps perdu), un aliment dont l’odeur et la saveur, persistantes et fidèles, portent "l’édifice immense du souvenir". Un plat, un ingrédient, un arôme suffisent alors pour évoquer notre enfance et éveiller des sensations intenses, enfouies dans la mémoire. On les croyait soumises à la tyrannie de l’oubli, pourtant elles sont là, intactes. Et elles nous font voyager dans le temps pour retrouver tous ces instants fugaces de pur bonheur quand la vie était là, devant nous, et que nous voulions la croquer à pleines dents. Ce sont des sensations "individuelles", partagées parfois dans les petits rituels du cercle familial ou dans l’intimité d’une amitié ou d’un amour naissants. Mais ce sont également des sensations "collectives", liées aux traditions culinaires de son pays d’origine. Car, il ne faut pas l’oublier, l’identité nationale passe aussi par les habitudes alimentaires et par la gastronomie. Quelle est la madeleine des enfants des couples binationaux ? Une des théories les plus connues du bilinguisme préconise le principe "une langue, une personne". Peut-on dire la même chose en cuisine ? Certainement pas. Mais comment les enfants des couples binationaux perçoivent-ils cette grande diversité de saveurs, de recettes et de produits qu’ils ont appris à connaître dès leur plus jeune âge ? Pour le comprendre, nous avons interrogé Asia, Evangéline, Béatrice et Sophie : elles ont entre 8 et 15 ans, leur mère est française, leur père italien, et elles sont nées en Italie. Chez elles, le duel se fait à la fourchette entre deux des traditions gastronomiques les plus riches et les plus variées au monde. Qui l’emportera ? Le gratin dauphinois ou la parmigiana di melanzane, la quiche lorraine ou le risotto, les crêpes ou les gelati ? Réponse sur notre édition de Turin Lire aussi, sur notre édition de Sao Paulo : EDUCATION – Grandir dans une famille biculturelle : Apprentissage des langues, vie quotidienne, la famille biculturelle jongle entre plusieurs mondes. Ana Kleinman, pédopsychiatre, donne quelques conseils aux parents inquiets. Sur notre édition d'Istanbul : MA FAMILLE FRANCO-TURQUE – Les Chapdelaine : Yaprak est turque et elle enseigne les mathématiques. Laurent est français et il enseigne les sciences de la Vie et de la Terre. Tous deux sont professeurs au lycée francophone Saint-Joseph. Ils se sont rencontrés il y a douze ans à Istanbul, où ils se sont mariés et où ils élèvent maintenant leurs deux enfants dans le quartier de Kadıköy. Lepetitjournal.com d’Istanbul est allé à leur rencontre. C’est l’occasion pour eux de nous parler de leur mode de vie, de leur histoire et de leurs projets… Et encore : Le langage des familles bilingues : Couples mixtes avec enfants ou tribu résidant à l’étranger depuis longtemps, de nombreux foyers sont bilingues, voire multilingues. Le langage de ces familles intrigue. Comment construire son identité à partir de deux langues ? Comment transmettre sa culture et s'adresser à ses enfants ? Nos lecteurs témoignent de leur expérience

sábado, 25 de janeiro de 2014

Hollande/Trierweiler : la folle semaine

Le président était décidé à acter leur séparation, mais l’hospitalisation prolongée de la première dame, “prête à pardonner”, l’a amené à temporiser. Une attitude qui pourrait passer pour un aveu de faiblesse. C’est l’une des caractéristiques des compagnes de François Hollande : elles n’abandonnent jamais. En juin 2006, le premier secrétaire du parti socialiste vit déjà avec Valérie Trierweiler lorsque Ségolène Royal annonce, par défi , son mariage avec le père de ses enfants… qui n’est pas au courant. Aujourd’hui, c’est au tour de la même Valérie Trierweiler de jouer son va-tout. Alors que le magazine Closer vient de révéler que la relation de François Hollande avec Julie Gayet remonte à décembre 2012, l’ancienne journaliste a décidé, contre toute attente, de jouer l’apaisement. En choisissant la Lanterne pour sa convalescence, elle montre qu’elle est toujours première dame et qu’elle entend bien le rester. Récit d’une semaine durant laquelle François Hollande a lentement perdu la main. MARDI 14 JANVIER La veille, Valérie Trierweiler a joué son premier coup de poker. Hospitalisée depuis vendredi 10 janvier à la Pitié-Salpêtrière, dans le service de psychiatrie du Dr Jouvent, elle fait savoir, via une amie, qu’elle est « prête à pardonner, [elle] ne veut pas claquer la porte sur un coup de tête, mais [elle] veut savoir très vite quelles sont les intentions de François Hollande». Bien qu’affaiblie, elle maîtrise sa communication, laisse fuiter ce message volontairement. Ce qui fait dire à un proche du président : « Jusqu’ici, François pensait pouvoir acter une séparation. Mais il vient de comprendre que ce ne serait pas si simple. Valérie entend bien s’accrocher. » Et ce même proche de s’inquiéter : « Je le connais, il est en train de céder », confie-t-il à VSD. « Chacun peut traverser des épreuves, ce sont des moments douloureux. Mais j’ai un principe : c’est que les affaires privées se traitent en privé,dans une intimité respectueuse de chacun. » François Hollande, qui tient sa première conférence de presse de l’année, n’a pas pu éviter les questions attendues. Il promet de clarifier la situation de son couple avant son déplacement aux États-Unis, le 11 février. La conférence de presse bat des records avec 4 millions de téléspectateurs contre 1,8 pour la précédente. Valérie Trierweiler demande à quitter l’hôpital pour assister à la conférence présidentielle mais les médecins le lui interdisent. La première dame est encore trop faible. C’est donc sur son iPhone qu’elle entend les mots de son compagnon, impersonnels et expéditifs. MERCREDI 15 JANVIER Julie Gayet attaque le magazine Closer, qui a publié les photos de ses rendez-vous secrets. Le Canard enchaîné révèle qu’Aurélie Filippetti, la ministre de la Communication et de la Culture, a nommé l’actrice, peu avant Noël, membre du jury 2014 de la villa Médicis. Elle est fi nalement écartée. « Je ne souhaite pas donner prise à une quelconque polémique. Le sujet sera clos désormais», lance Filippetti. L’actrice, recherchée par de nombreux paparazzis, reste introuvable. Dans une biographie de François Hollande, Cécile Amar, journaliste au Journal du Dimanche, rapporte une réfl exion de Ségolène Royal à propos de Valérie Trierweiler : « Quelle besoin a-t-elle de vouloir effacer le passé ? Elle ferait mieux de s’intéresser à la suivante. » Trierweiler, elle-même, y décrit un François Hollande qui « n’a pas d’affect ». Ambiance... Toujours dans Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy se réjouirait des problèmes de François Hollande : « Ha ha ! il est dans une sacrée panade. Que reste-t-il des : moi président ? Vous savez, avec Carla, nous avons voulu officialiser rapidement car je ne voulais pas d’une photo prise un matin glauque ou à la nuit tombée. » Dans la soirée, sous une pluie battante, Ségolène Royal se rend à la Pitié-Salpêtrière, elle en ressort peu après 20 heures. Voici publie les photos vendredi 17. L’ex-candidate à la présidentielle 2007 dément avoir rendu visite à Trierweiler, expliquant avoir eu un rendezvous dentaire de longue date. JEUDI 16 JANVIER Un proche de la journaliste confi rme ce que nous révélions dans notre édition du 16 janvier : « Valérie Trierweiler aurait pris une pilule de trop ». Pour autant, elle n’a jamais voulu faire de tentative de suicide. La visite de Ségolène Royal à la Pitié-Salpêtrière fait le tour des rédactions – mettant un peu plus en lumière l’absence, depuis maintenant six jours, de François Hollande au chevet de sa compagne. Cette dernière – toujours affaiblie mais toujours lucide – ne laisse pas croire que le chef de l’État la néglige dans un moment aussi pénible pour elle. Elle précise donc à RTL que « ce sont les médecins qui interdisent au président d’aller la voir ». Incapable de se tenir debout seule, la patiente serait confinée et tenue éloignée de son entourage afin de pouvoir se remettre. François Hollande aurait cependant pu échanger avec elle par texto et rencontrer personnellement l’équipe médicale. Finalement, le président se décide à faire le déplacement aux alentours de 21 heures. ? Julie Gayet dément les rumeurs qui indiquent qu’elle serait enceinte de quatre mois. Elle ne nie pas, en revanche, l’existence d’une relation avec le président de la République.